Vladimir Lisitsyn Gardien de but Football Kazakhstan

Football, URSS et Kazakhstan : le formidable Vladimir Lisitsyn (4/5)

Le 14 juin 2018 débutera en Russie la Coupe du Monde de football. À cette occasion, et malgré le fait qu’aucun pays centre-asiatique ne soit parvenu à se qualifier, Novastan partage une série d’articles sur l’histoire du football en Asie centrale produite par notre partenaire Footballski, média spécialisé sur le Football en Europe de l’Est.

Novastan reprend et partage un article paru initialement sur Footballski. Vous pouvez découvrir les 1ère, 2ème et 3ème parties. 

Pendant les trente années (avec interruptions) du FC Kairat Almaty au plus haut niveau soviétique, d’excellents gardiens de but se sont succédés, chacun dans son style particulier. Mais tous, de Lisitsyn à Ubykin en passant par Belasikov, Kosenkov, Bubenets, Shvydkov, Ordabayev, ont trouvé leur place dans la mémoire des fans. Parmi tous ces noms, Vladimir Lisitsyn et Kuralbek Ordabayev étaient probablement les deux plus mémorables.

Vladimir Lisitsyn a connu une carrière des plus compliquées en raison de coups du sort qui ont ruiné sa carrière, mais aussi sa vie. Bien que né dans l’Est du Kazakhstan, à Semei, Vladimir Lisitsyn se forme en tant que gardien de but à Moscou. Problème majeur : pendant son enfance, Vladimir Lisitsyn attrape une vilaine méningite qui est mal soignée et laisse de lourdes complications. En grandissant, le jeune homme contracte régulièrement de violents maux de tête accompagnés de profondes dépressions. Impossible pour lui d’en parler, sans quoi son avenir dans le football risquerait de s’évaporer.

Une formation compliquée

C’est ainsi que Vladimir Lisitsyn suit une formation saccadée, avec le CSKA tout d’abord, puis le Dynamo, le Spartak et le Lokomotiv. Partout, le refrain est le même : le gardien n’est pas assez expérimenté pour jouer. Après son tour des clubs de football de Moscou, Vladimir Lisitsyn comprend vite que son avenir est bouché dans la capitale et qu’il va falloir s’exiler. L’occasion en 1960 d’un retour dans sa République natale, à Alma-Ata, où le Kairat débute pour la première fois de son histoire en Classe A. Le choix du temps de jeu est le bon, la carrière de Vladimir prend une tournure bien plus intéressante. D’autant plus que le Kairat est conscient des problèmes du jeune gardien, et le gère de la sorte.

Les débuts de Vladimir Lisitsyn sont peu communs pour un gardien. Assez jeune, il apparaît dans l’équipe du Kairat au milieu de la saison 1960 contre le Spartak Trnava en entrant après la pause, en remplacement de Bachkatov. À partir de ce moment, il devient le gardien de but principal du club pour les trois prochaines années. Sorti de la prestigieuse école de gardiens soviétique, Vladimir Lisitsyn est fiable, adroit et explosif. Pas particulièrement puissant, il mise plutôt sur la technique et les réflexes. Mais plus que tout, il a un courage extraordinaire, hérité de la manière de jouer des gardiens de l’époque, experts de sauvetages nécessitant un courage désespéré. C’est d’ailleurs pour cette raison que Vladimir Maslachenko n’a pas joué le Championnat du monde en 1962. Dans un match d’entraînement avec un club sud-américain, son geste kamikaze dans les jambes de l’attaquant lui vaut au passage un coup de pied à la tête, le blessant sérieusement pendant une longue durée.

Lire la suite de l’article : Le Football dans les RSS : Le Kazakhstan – Les tragédies du formidable Vladimir Lisitsyn

Cet article s’inscrit à la suite de l’article consacré à la première épopée en classe A du Kairat Alma-Ata et sera suivi d’un point sur vingt-six années de football après l’indépendance.

La rédaction 

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Vladimir Lisitstyn (le deuxième en partant de la droite) a été un gardien mythique du FC Kairat Almaty.
Footballski
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