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Kazakhstan : le ministère de l’Intérieur, administration « la plus corrompue » du pays

Selon Transparency International, le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan serait l’institution la plus touchée par la corruption dans le pays. Les pots-de-vin et économie informelle restent monnaie courante aujourd’hui de la capitale aux régions les plus éloignées.

Novastan reprend et traduit un article initialement publié sur Tengrinews.kz.

Le 30 janvier dernier, Marat Chiboutov, représentant du conseil politique de l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International au Kazakhstan, a désigné le ministère de l’Intérieur du plus grand pays d’Asie centrale comme l’administration « la plus corrompue » du pays.

L’expert kazakh, dans le cadre d’une conférence consacrée à la perception de la corruption au Kazakhstan en 2018, a notamment dénoncé le système des pots-de-vin qui a cours au sein des forces de l’ordre du pays.

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Corruption : Astana « en tête »

« Si l’on s’intéresse aux structures gouvernementales au Kazakhstan, le ministère de l’Intérieur est sans aucun doute le plus corrompu. Cela concerne différents domaines comme la construction, les transports et tout ce qui a trait au maintien de l’ordre. Face à cela, nous demandons aux citoyens de commencer par eux-mêmes. Afin d’endiguer la corruption, les Kazakhs doivent s’astreindre au quotidien à respecter la loi et à ne pas verser de pot-de-vin », explique Marat Chiboutov.

Selon l’index de perception de la corruption 2018, le Kazakhstan se situe à la 124ème place mondiale, au même rang que des pays comme Djibouti, le Gabon, les Maldives ou le Népal. L’expert kazakh de Transparency International relativise toutefois, expliquant que la perception de la corruption peut diverger de la situation réelle.

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Marat Chiboutov a également mentionné la situation de la corruption dans les différentes régions du Kazakhstan. Selon lui, la capitale Astana est « en tête » : cela tiendrait au fait que s’y trouvent les administrations du pouvoir central et que toutes les violations commises en leurs noms sont comptabilisées.

« Les régions sont intéressantes non pour mesurer la corruption, mais le poids de l’économie informelle. Le marché noir constituerait la part la plus importante de l’économie dans les régions de Turkestan et de Chymkent », souligne l’expert.

Traduit du russe et édité par la rédaction

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Vue sur Astana, capitale du Kazakhstan où se situent les principales administrations politiques du pays
Ninaras/Wikipedia
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