Mer d’Aral : les Etats centrasiatiques n’ont pas retenu les leçons du désastre

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D’après le directeur du Centre régional environnemental pour l’Asie Centrale, les gouvernements d’Asie Centrale n’ont pas tiré les leçons nécessaires du désastre. La population de la région de la mer d’Aral a augmenté de 3,6 fois en 50 ans.

Novastan reprend et traduit un article initialement publié sur la branche ouzbèke du média russe en ligne Sputnik.uz.

La population de la région ouzbek bordant la mer d’Aral a été multipliée par 3,6 en 50 ans, soit 2 millions de personnes au total, alors que les conditions climatiques et environnementales de la région empirent du fait de la disparition de la mer.

Iskandar Abdullayev, directeur du Centre régional environnemental pour l’Asie Centrale, a déclaré que les pays de la région n’ont pas tiré les leçons nécessaires de la catastrophe écologique de la mer d’Aral.

Une catastrophe qui se prolonge

Selon lui, il est nécessaire d’étudier les possibilités d’adaptation aux conséquences de ce désastre. Il s’est exprimé sur cette question au cours de la conférence internationale sur les problèmes de la mer d’Aral, qui s’est déroulée les 7 et 8 juin à Tachkent à la suite directe du Forum international centrasiatique pour l’environnement.

Actuellement, rien ne garantit que la catastrophe ne se prolongera pas ; le besoin de suivi systémique et de résolution des problèmes liés à la santé des habitants de ce territoire se fait éminemment sentir, comme l’a montré la tempête de sel qui a parcouru la région en partant de ce qu’il reste de la mer d’Aral.

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Il a toutefois souligné les efforts de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan, qui ont créé une réserve et les conditions nécessaires à la restauration d’un espace naturel habitable dans la région de la mer d’Aral.

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Jusqu’aux années 1960, la mer d’Aral, située à la frontière entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, était le quatrième plus grand lac au monde. Mais en 55 ans sa surface a rétréci de deux tiers, son niveau a baissé de 29 mètres, son volume a été divisé par 15, et le poisson a disparu.

Traduit du russe par Baptiste Longère

Édité par Karl Haddad

 

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Un bateau échoué au bord de ce qui reste de la mer d’Aral du côté kazakh
Novastan
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