Entrepreneuriat, tourisme, littérature et route de la soie : l’année 2018 en Asie centrale

Dans les cinq pays d’Asie centrale post-soviétique, il est de tradition de nommer les années, permettant ainsi d’indiquer la priorité du développement du pays pour l’année qui commence. Novastan vous offre un tour d’horizon des noms de l’année 2018 dans les cinq républiques d’Asie centrale.

Ouzbékistan : 2018 – l’année de « soutient à l’entreprenariat actif, aux idées innovantes et aux technologies »

Lors de sa première année au pouvoir, le président Chavkat Mirzioïev, a déclaré l’année 2017, « l’année du dialogue avec le peuple et des intérêts de l’Homme ». Le 22 décembre 2017, lors de la première adresse au parlement (Oily Majilis) de l’histoire du pays, le président a annoncé que l’année 2018 serait celle du « soutien à entrepreneuriat actif, aux idées innovantes et aux technologies ».

Chavkat Mirzioïev Parlement Ouzbékistan Président

Selon l’agence de presse nationale uza.uz, la proposition a été reçue par « une tempête d’applaudissement des participants ». Selon le Tashkent Times, le président aurait plaisanté en réponse à ses applaudissements « si ces applaudissements viennent du cœur, alors je suis content, merci beaucoup ».

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Chavkat Mirzioïev a souligné l’importance d’avoir des résultats concrets dans le cadre de cette nouvelle année chaque sphère désignée. En effet, le président s’est activement servi du nom de l’année 2017 placée sous le signe du dialogue avec le peuple pour avancer son agenda de réforme. Il est à noter que l’année 2011 avait un nom assez proche car elle fut l’année des « petits business et de l’entrepreneuriat privé ».

Kazakhstan : 2018 – l’année de l’Ouzbékistan

Suite aux discussions entre le président ouzbèk Chavkat Mirzioïev et le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, les deux présidents ont déclaré « montrer de l’unité d’opinion sur toutes les questions stratégiques » selon l’agence ouzbèke Uza.uz, et ont décidé de déclarer en 2018 l’année de l’Ouzbékistan au Kazakhstan et 2019 l’année du Kazakhstan en Ouzbékistan.

Chavkat Mirzioïev Noursoultan Nazarbaïev Visite Kazakhstan Astana

Nommer l’année de l’Ouzbékistan au Kazakhstan montre le renouveau des relations entre les deux pays et plus généralement en Asie centrale suite à la nouvelle politique régionale de C. Mirzioïev.

Kirghizstan : 2018 – l’année de Tchingiz Aïtmatov ?

C’est l’organisation de la culture turcique « TURKSOY » qui a déclaré 2018 comme l’année de l’écrivain kirghiz. 2018 marque les 90 ans de la naissance de l’écrivain kirghiz et prix Nobel de littérature. Cependant, au niveau national, 2018 n’a pas (encore) été nommée officiellement. Alors que 2017 avait été déclaré par l’ancien président Almazbek Atambaïev, l’année « de la moralité, de l’éducation et de la culture ».

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Tadjikistan : 2018 – l’année « du développement du tourisme et de l’artisanat traditionnel et populaire »

C’est le président tadjik, Emomali Rahmon qui a proposé ce nom pour l’année 2018 dans son adresse au parlement le 22 décembre dernier. Le but est de développer le potentiel touristique du Tadjikistan tout au long de l’année en proposant des mesures comme l’annulation des droits de douanes sur le matériel destiné au tourisme. Le président a également proposé d’allonger à dix jours la période où les touristes peuvent rester dans le pays sans s’enregistrer. Ils sont aujourd’hui obligés de s’enregistrer après trois jours sur le territoire.

L’année 2017 était l’année de la jeunesse au Tadjikistan.

Turkménistan : 2018 – l’année où le pays sera au coeur de « la grande route de la soie »

Après « l’année de la santé et de l’inspiration » en 2017, 2018 sera l’année marquée par le fait que le  « Turkménistan est le cœur de la grande route de la soie ». Ce nom a déclarée par décret par le président Gourbangouly Berdimouhamedov le 10 octobre dernier « suite aux nombreuses demandes et souhaits des citoyens » selon l’agence de presse d’Etat TDH. Le nom de l’année est également le titre du dernier livre du président G. Berdimouhamedov : « Le Turkménistan est le cœur de la grande route de la soie« .

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Il faut noter que le Turkménistan, au delà de passer de l’année de la santé et de l’inspiration à l’année du « Turkménistan est le cœur de la grande route de la soie », vit dans des « époques » déclarées par l’État. Le livre du président publié en juin 2017 annonçait dans son titre que le « Turkménistan (est) dans une époque de puissance et de bonheur », ce qui comme le commente l’agence nationale de presse TDH, « constitue la preuve que le progrès compréhensif du Turkménistan est le résultat, avant tout, des politiques universelles et de l’infatigable activité du chef de l’État ».

Turkménistan Achgabat Statue or Berdimoukhamedov

Auparavant, durant le mandat du précédent président Saparmourat Niazov, il y avait eu deux époques : celle de la grande renaissance, puis celle de l’âge d’or (qui est toujours le nom de la principale chaîne de télévision du pays – « Altyn Asyr »).

La Rédaction

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Chavkat Mirzioïev, ici en septembre dernier, se rendra au Kazakhstan pour sa deuxième visite officielle.
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