Edgard Bernhardt, Kirghizstan, Football

Football, URSS, et Kirghizstan : Edgard Bernhardt, globetrotter et international kirghiz (4/5)

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Le 14 juin 2018 débutera en Russie la Coupe du Monde de football. À cette occasion, et malgré le fait qu’aucun pays centre-asiatique ne soit parvenu à se qualifier, Novastan partage une série d’articles sur l’histoire du football en Asie centrale produite par notre partenaire Footballski, média spécialisé sur le Football en Europe de l’Est.

Novastan reprend et partage un article paru initialement sur FootballskiRetrouvez les parties précédentes de cette série : (1) (2) (3).

Lors du premier épisode de cette série sur le Kirghizstan, l’importance capitale de l’immigration caucasienne pour expliquer la montée en puissance du football au profit du Kok Börü dans la culture kirghize a été soulevée. Parmi ces immigrés, certains venaient de Sibérie et, parmi eux, certains souhaitaient seulement trouver un climat et des conditions de vie plus clémentes. Au nord de Frounzé, l’ancien nom de la capitale Bichkek, près de la frontière kazakhe, une petite ville va devenir le nouveau port d’attache d’une poignée de Sibériens particuliers : les Allemands de Sibérie, descendants des colons allemands invités par la Tsarine Catherine II, puis devenus parias pendant la Seconde Guerre mondiale. Après le démembrement de la République socialiste soviétique autonome des Allemands de la Volga, c’est un peu plus au sud, au Kirghizstan, à Novopavlovka, que beaucoup vont trouver refuge. Beaucoup, dont les parents d’Edgar Bernhardt.

Edgar Bernhardt est actuellement international kirghiz et joueur du GKS Tychy, en seconde division polonaise. Il représente à la fois ce Kirghizstan soviétique et post-indépendant, aux origines slavo-asiatico-européennes, et est également  le témoin privilégié d’un pays au football évoluant à vitesse grand V. En témoigne l’insolente ascension du football kirghiz dans le gotha mondial depuis quatre ans. De sa ville natale en passant par la Thaïlande, de Cottbus aux éliminatoires de l’AFC Asian Cup face au Myanmar, de la Pologne à la Finlande, d’Oman à Bichkek, Edi a 32 ans et a bien roulé sa bosse. Il pourrait même écrire ses aventures et mésaventures à travers plusieurs tomes. Footballski a eu le plaisir de le rencontrer durant de longues heures.

Ton nom a une consonance allemande. Pourtant, tu es international kirghiz, pourrais-tu expliquer ton histoire ?

C’est très simple. Mes parents sont nés en Sibérie. Ils voulaient trouver un endroit moins difficile d’un point de vue climatique et une vie meilleure pour avoir des enfants et les élever correctement. Ils ont donc quitté la Russie et ont immigré au Kirghizistan, à Novopavloka, où il y a une forte communauté allemande. C’est là où je suis né, là où j’ai été élevé « à la Russe. »

As-tu quelques souvenirs de cette enfance au pays ?

Oui, j’allais au Kindergarten et je me souviens que j’aimais déjà courir vite (rires). On jouait dans la rue aux policiers et aux voleurs, mais on ne jouait pas au football. Ce n’était pas vraiment dans la culture. Au Kirghizstan, la culture foot n’était, et n’est pas encore, bien développée par rapport à ce que l’on connait en Europe. C’est totalement différent.

Lire la suite : Le Football dans les RSS : Le Kirghizstan – On a discuté avec Edgard Bernhardt, international kirghiz globe-trotter de de Novopavlovka

Cet article fait suite à une introduction sur le pays, à un article sur Frounzé et d’un autre sur le club du Alga Bichkek. Il sera suivi d’un point sur vingt-sept années de football après l’indépendance.

La rédaction

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Interview d’Edgard Bernhardt, international kirghiz d’origine allemande et visage du football kirghiz moderne
Footballski.fr
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