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Jean-Baptiste Lemoyne a rencontré les cinq ambassadeurs d’Asie centrale à Paris

Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères français s’est entretenu avec les cinq ambassadeurs d’Asie centrale. L’occasion d’échanger sur les nombreux enjeux de la région et les partenariats entre la France et les anciennes républiques soviétiques.

Lors d’un déjeuner initié par l’ambassadeur d’Ouzbékistan, Sardor Roustambaïev, le 4 novembre dernier à Paris, le Secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne a rencontré les cinq ambassadeurs d’Asie centrale en France.

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A cette occasion, la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne et l’action de la France en Asie centrale ont été évoquées, rapporte le communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. En parallèle, les enjeux locaux tels que les efforts menés dans la lutte contre le changement climatique, l’évolution de la situation en Afghanistan et les questions régionales ont également été discutés.

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Il a été par ailleurs mentionné que « la France [a salué les progrès]  de la coopération entre les cinq Etats d’Asie centrale, réalisés ces trois dernières années [et qu’elle entendait] renforcer sa présence économique, culturelle et scientifique en Asie centrale. »

Une intensification des relations entre l’Asie centrale et la France

Cette rencontre fait suite à la visite, en avril dernier, du Secrétaire d’Etat au Turkménistan, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizstan. Jean-Baptiste Lemoyne avait alors mis l’accent sur le développement des relations économiques. Cette tournée diplomatique visait à présenter à chacun des pays de la région un « représentant spécial du ministre pour la diplomatie économique en Asie centrale », poste nouvellement créé et désormais occupé par Pascal Lorot, président de l’Institut Choiseul, économiste et géopoliticien.

Plus largement, les relations entre la région et la France, seul pays de l’Union européenne avec l’Allemagne à avoir des représentations diplomatiques dans chacun des cinq pays d’Asie centrale, se sont intensifiées ces dernières années. En atteste la visite du Secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne, au Kazakhstan en septembre 2017, qui constituait l’un des premiers déplacements à l’étranger de ce dernier, nommé à ce poste en juin 2017. Elle visait à renforcer la coopération dans de nombreux domaines, notamment l’urbanisme, l’énergie et l’environnement.

Lire aussi sur Novastan : « Le Kazakhstan est le premier partenaire de la France en Asie centrale », affirme Jean-Baptiste Lemoyne

Jean-Baptiste Lemoyne avait d’ailleurs rappelé à cette occasion à Novastan que le plus grand pays d’Asie centrale était le « premier partenaire de la France dans la région », en particulier depuis la signature d’un accord de partenariat stratégique en 2008 entre Paris et Nur-Sultan (alors Astana). La France est par ailleurs le troisième plus important investisseur dans le pays et la Chambre de commerce et d’industrie France-Kazakhstan a été ouverte en 2016.

Une stratégie « pour un nouveau partenariat » de l’Union européenne en Asie centrale

En parallèle des relations bilatérales, l’action de la France s’inscrit dans la stratégie de l’Union européenne en Asie centrale. La Commission européenne a présenté en mai dernier sa nouvelle stratégie, votée depuis par le Conseil et qui réactualise le premier document signé en 2007 face aux nouvelles possibilités apparues dans la région. Ce nouveau cadre stratégique souligne « la promotion de la résilience, de la prospérité et de la coopération régionale en Asie centrale ».

Lire aussi sur Novastan : L’Union européenne a dévoilé sa nouvelle stratégie pour l’Asie centrale

Concrètement, le Conseil réaffirme la détermination de l’UE à conclure des accords de partenariat et de coopération renforcés, à entreprendre des réformes pour renforcer la démocratie, les droits de l’Homme et l’Etat de droit et à moderniser et diversifier l’économie. Enfin l’accent sera mis sur les efforts de connectivité globale pour relier l’Europe à l’Asie ainsi que sur le processus de paix en Afghanistan.

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Cependant, la stratégie de 2019 reprend les mêmes éléments fondamentaux du document de 2007. En ce sens, elle n’apporte pas de nouveauté majeure mais elle permet à l’UE de rappeler son implication en Asie centrale, qui fait l’objet de convoitises de la part des puissances régionales.

Manon Mazuir
Rédactrice pour Novastan

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Les cinq ambassadeurs d’Asie centrale et le Secrétaire d’Etat Lemoyne, lors de leur rencontre le 4 novembre dernier.
De gauche à droite, Jamoliddin Ubaidullo, l’ambassadeur du Tadjikistan ; Jean Galiev, l’ambassadeur du Kazakhstan ; Mouktar Djoumaliev , l’ambassadeur du Kirghizstan, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’ Etat ; Sardor Roustambaïev, l’ambassadeur d’Ouzbékistan et Shohrat Joumaïev, l’ambassadeur du Turkménistan
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères
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