Le Kirghizstan représenté par une reine de beauté

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A la suite de succès dans des défilés internationaux, la beauté des filles kirghizes est désormais reconnue par le monde entier. Le ravissement permanent des étrangers qui passent par ce pays a été confirmé par les bons résultats de celles-ci dans des concours de beauté de rang mondial. Francekoul.com a rencontré Marina Klug, une jeune fille de 20 ans qui représentait en 2011 le Kirghizstan dans des concours internationaux de beauté.

Marina, à quels concours avez-vous avez participé et quels prix y avez-vous gagné ?

J’ai participé à deux concours de beauté qui ont eu lieu l’un  juste après l’autre : Miss Yacht Model International 2011, et Miss Tourism Queen International. Le premier concours a eu lieu en Chine sur une île appelée Haïnan, dans la ville de Haïkou. Cela a commencé à la fin du mois de novembre et a fini au milieu du mois de décembre. 65 jeunes filles de différents pays ont pris part à la compétition. Lors de ce concours, j’ai reçu le titre de « Miss Talent » pour une danse arabe. Je l’ai préparée sans l’aide de personne, et à vrai dire, je ne pensais même pas qu’il me faudrait la présenter. En fait, rien ne faisait état d’un numéro artistique dans le règlement que j’avais reçu avant le concours. Pourtant, j’avais vu que dans la liste des nominations apparaissait un titre de « Miss Talent ». A tout hasard, j’ai donc pris avec moi un costume pour la danse arabe et enregistré une musique. Mes préparatifs n’ont pas été pas inutiles, car le concours des talents a bien eu lieu. Et j’ai reçu mon titre pour mon numéro. Lors du deuxième concours, Miss Tourism Queen International, j’ai été nommée « Miss Elégance ». C’était un événement beaucoup plus gros que le précédent, il y avait 105 participantes. Le concours a eu lieu à Cian, en Chine. A peine trois jours après mon premier concours, j’ai dû prendre l’avion pour y aller.

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Comment avez-vous été sélectionnée pour ces concours internationaux ?

J’ai participé au concours des Miss Kirghizstan, mais je n’y ai rien gagné. Néanmoins, les organisateurs du concours m’ont remarquée, et ils m’ont proposé de prendre part à une compétition internationale. J’avais peur d’aller toute seule à l’étranger dans une ville inconnue pour la première fois. C’était beaucoup plus simple pour la deuxième fois. De plus, ce n’est pas la première fois que notre pays participe à ces concours. J’ai appris beaucoup des récits des filles qui ont participé avant moi, et je savais en gros à quoi me préparer.

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Qu’est-ce qui était le plus difficile pendant ces concours ?

Probablement l’emploi du temps. Chaque jour, nous devions faire des excursions en ville, visiter des musées et des monuments historiques. En plus de tout cela, il y avait des répétitions permanentes. Nous rentrions très tard dans la nuit, nous ne dormions pas bien. Et il nous fallait toujours avoir un air parfait. Nous devions nous armer d’une énorme patience afin de suivre un tel emploi du temps, car chacune d’entre nous avait son caractère, et quand on se sent fatiguée, on perd notre patience très vite… Néanmoins, les relations entre les participantes étaient très bonnes, et nous ne nous traitions pas comme des adversaires. Il existe beaucoup de rumeurs comme quoi dans les concours de ce genre il arrive que certaines scient les talons d’une autre ou abîment leur robe… Heureusement, nous n’avons pas eu ça. Nous nous faisons confiance. Bien sûr, nous nous sommes divisées en groupes selon nos intérêts, mais l’atmosphère générale était toujours agréable. Même au moment où j’ai reçu mes titres tout le monde me félicitait, se réjouissait pour moi, et je n’ai senti aucune envie, aucune irritation.

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Considérez-vous la carrière de mannequin comme votre vocation ?

Non, cela n’est pas d’une grande importance pour moi. Mais si j’ai une proposition de participer encore une fois, j’irai avec plaisir. C’est toujours intéressant de voir le monde, de faire connaissance avec d’autres participantes. Ma véritable vocation est dans le design.

Vous faites des études de design des vêtements. Qu’est-ce que vous avez pu tirer de ce concours ?

Tout d’abord, je me suis fabriquée ma propre robe du soir pour le concours. Peut-être est-ce pour cela que j’ai reçu un titre de « Miss Elégance ». Je n’avais ni de jupes pompeuses, ni de décorations en plumes. J’ai fait cette robe au crochet, et c’est pour cela qu’elle était d’une facture extraordinaire. J’ai cousu aussi la robe d’une danseuse arabe pour le concours de talents. Ensuite, j’avais un intérêt spécifique pour les costumes nationaux. A l’université, on étudie l’histoire du costume, mais on ne l’apprend vraiment qu’avec les images. Et pendant ces concours j’ai eu la possibilité de voir en réalité les costumes nationaux de différents pays. Finalement, c’était intéressant de voir comment s’habillent les gens des différents coins du globe.

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Quelles autres compétences avez-vous tiré de ces voyages ?

Comme je l’ai déjà dit, nous avons beaucoup voyagé dans des villes, et j’ai appris pas mal de choses intéressantes sur la culture de la Chine. Très fréquemment, nous assistions aux cérémonies du thé. Un jour, nous avons eu une leçon de dessin d’idéogrammes. D'ailleurs, j’ai appris des choses sur beaucoup de pays durant nos conversations avec les jeunes filles. Et beaucoup d’entre elles, à leur tour, ont appris sur le Kirghizstan. Elles s’intéressaient aux ethnies qui vivaient dans mon pays, à leur répartition géographique. Nous  nous sommes échangées des souvenirs et des monnaies nationales de nos pays respectifs. Et maintenant, je suis toujours en contact avec un grand nombre des filles de la compétition.

Elena POLIAKOVA
Journaliste pour Francekoul.com

Traduction du russe : Artiom ISMAÏLOV

Relu par Emile RABATE

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