Le koumyzotourisme

Nous sommes au mois de juin, et comme d’accoutumée, les jailoos (les zones alpines kirghize) sont débordés de gens venus boire le koumys pour profiter de ses propriétés médicales ainsi que de la proximité avec la nature. Le koumys, lait de jument fermenté, est un breuvage utilisé depuis des siècles par les peuples nomades d’Asie centrale et d’Europe orientale, non seulement comme boisson rafraichissante agréable et nutritionnelle, mais surtout en raison de ses propriétés toniques et médicales. Cette dernière décennie, les kirghizes sont ainsi progressivement devenus des amateurs du kymyzotourisme.

On trait le lait du jument de 2 jusqu’a 5 fois par jour. C’est bien connu que «bee soutu», le lait du jument est utilise pendant le koumyzotherapie. On le boit tout de suite apres le traite de jument.

Le kymyzotourisme

Parmi les kirghizes ca devient de plus en plus populaire d’aller aux jailoos pour prendre le koumyzotherapie au debut de l’ete.

Le kymyzotourisme 2

Les traitement au koumys

C’est bien connu parmi les kirghizes, le koumys est plus qu’une boisson traditionnelle que l’on boit avant ou après le repas. Il s’agit également d’un remède utilisé pour soigner quelques maladies touchant les poumons, le foie et le système cardio-vasculaire. Le professeur russe M. Karhaukhov a prouvé le bénéfice énorme du koumys pour la santé  et aucun agent pharmaceutique classique ne peut être égalé avec lui. De grands médecins russes comme N. Sklifosovskiy et S. Botkin étaient des partisans de kymyzotourisme ; le dernier a même scientifiquement prouvé que le koumys était un excellent moyen dans le traitement de la tuberculose. Sachant les effets du koumys sur les maladies mentionnées ci-dessus, le docteur N. Postnikov a crée, en 1858, le premier sanatorium de kymyzothérapie, Annaniev, à côté de ville Samara (Russie). Il qualifiait ainsi les effets de cette boisson miracle : « nutrit, roborat, etalterat» («elle nourrit, fortifie, renouvelle»).

Par ailleurs, il faut bien noter qu’il y a des types de koumys différents, selon les goûts de chaque patient.

• Uuz koumys – le koumys de la fin de printemps et de juin
• Gul koumys – le koumys des mois juillet et août
• Sook koumys – le koumys d’automne

Cela dit, seul l’uuz koumys est vraiment recommandé pour les soins, car ce type de koumys contient beaucoup de vitamines et de substances minérales grâce aux verdures saturés dans le jailoo. Le gul koumys et sook koumys sont plus forts et âpres à cause de la maturité des plantes et ne sont pas du tout utiles pour guérir les maladies. D’où la grande popularité de la kymyzothérapie au cours des mois de mai et juin, seule période où elle est réellement efficace.
Pour de bons résultats, d’autres conditions doivent aussi être réunies lors de la thérapie. D’abord, il s’agit de tenir un régime composé essentiellement de nourriture verte sans gras et de produits laitiers. Lors du traitement au koumys il est recommandé de réduire considérablement la valeur nutritionnelle du régime alimentaire de base pour prévenir une prise de poids. Le manager du Département de la santé du Kirghizstan K. Toguzbaeva affirme qu’il est recommandé de suivre un menu adapté par le nutritionniste, car il faut prendre en compte le type de chevaux qui produisent le lait, la spécificité des plantes et la saison la plus favorable au traitement par la kymyzothérapie.

Il est bien connu que les bergers qui mènent le kymyzotourisme ont aussi des vaches et des moutons à côté de leurs chevaux. Ils produisent aussi d’autres produits laitiers kirghizes traditionnels comme l’ayran (le lait fermenté ; comme le yaourt sans sucre), le suzmo (l’ayran sans l’eau) et le kaymak (la crème). Ces produits sont également consommés lors des thérapies, de par leur origine strictement naturelle. Le dernier élément à y ajouter est l’influence de la faune et de la flore des jailoos. Allier cure climatique et médecine chevale est bien nécessaire pour une guérison complète.

C’est dans un cadre montagneux, entouré des montagnes célestes, que les adeptes de la kymysothérapie la pratiquent. La verdure, le soleil et l’air frais sont les complémentaires pour la bonne guérison et permettent de réellement apprécier le temps au jailoo. En outre le séjour dans les yourtes et dans les tentes est plus intéressant pour les patients, de par son aspect plus authentiquement traditionnel. Les kymyzotouristes passent la journée dehors, et ont la chance d’aller à la forêt pour recueillir des plantes, des fleurs et de profiter de l’ombre douce. La tranquillité et la paix de l’environnement sont plus efficaces pour la santé psychologique des patients. Puis, il y a différentes types de paysages alpins, selon ce que l’on recherche. Ceux qui aiment de plus grandes aires sans  forêts et avec le koumys de goût plutôt piquant, vont à Suusamyr, à 140 km de Bichkek. Les lieux de kymyzotourisme dans les pâturages de Naryn sont bien connus pour leur haut plateau et le koumys âpre. La région d’Yssyk-Kool, quant à elle, est connue pour son micro-climat de la mer et ses koumys doux.

En outre, la thérapie est accompagnée de randonnées à cheval dans les montagnes. La guérison de la santé mentale avec la médecine de chevale est connue partout dans le monde et le kymyzotourisme inclut ce service. Des enfants sont à l’aise à profiter de la médecine chevale en faisant les randonnées avec leurs parents et en s’occupant des chevaux au jailoo. Cette activité est une chance pour les enfants de s’introduire au mode de vie des ancêtres.

Il faut bien noter qu’existe aujourd’hui toute une palette d’offres de kymysothérapie, selon les besoins et les préférences des clients en termes de confort notamment. La plupart des gens vont chez des bergers, qui dirigent le kymyzotourisme simultanément avec leurs activités bergères. Ces bergers ont en principe d’une à cinq yourtes où les patients peuvent se loger. Normalement, ces bergers viennent aux jailoos avec leurs familles et quelques proches pour mener leurs activités et servir les patients. Toutefois, pour ceux qui préfèrent un service plus complet et plus confortable comme des hôtels en offrent, il devient de plus en plus commun de trouver des établissements spécialisés dans le kymyzotourisme où l’on peut trouver des chambres tout confort et des cantines. Quelques exemples pour cela sont les compagnies «Baytur» dans la valée de Suusamyr et «Kapriz» au pâturage en haut de la ville de Karakol.

Finalement, on peut dire que le kymyzotourisme devient de plus plus connu et populaire parmi les kirghizes. C’est une guérison complexe aux jailoos kirghizes. Encore utilisé de nos jours en Russie et en Europe orientale ou centrale comme adjuvant médicamenteux, le koumys donne toujours lieu, comme d’autres produits lactés fermentés, a des travaux de recherche qui permettent de penser que son emploi peut encore se développer à l’avenir.


Gulnara Anapiiaeva
Rédactrice pour Novastan.org (Francekoul.com)

Relu par Florian Coppenrath

Bibliographie:

1. http://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%83%D0%BC%D1%8B%D1%81#.D0.98.D1.81.D1.82.D0.BE.D1.80.D0.B8.D1.8F

2. http://sankurtur.ru/methods/1986/

3. http://www.baytur.kg/index.php?option=com_content&task=view&id=119&Itemid=110
4. http://www.chalkan.kg/2012/05/lechenie-kumysom/

5. http://www.socpharmbordeaux.asso.fr/pdf/pdf-138/138-091-111.pdf

 

Partager avec
Aucun commentaire

Ecrire un commentaire

Captcha *