Le réchauffement climatique pourrait déclencher des conflits en Asie centrale

En marge d’une conférence sur le changement climatique à Almaty, la Banque mondiale estime que les effets du réchauffement climatique risquent d’engendrer des conflits en Asie centrale.

Novastan reprend et traduit ici un article de Podrobno.uz

Les 24 et 25 janvier derniers, la Conférence centrasiatique sur le changement climatique, organisée par le CAREC (Centre environnemental régional pour l’Asie centrale), s’est tenue à Almaty, au Kazakhstan. Elle a rassemblé environ 200 représentants de gouvernements, d’ONG, de la communauté scientifique et d’autres organisations travaillant dans le secteur de l’environnement.

L’Asie centrale au cœur du changement climatique

Selon les estimations de la Banque mondiale, l’Asie centrale est la région la plus vulnérable aux changements climatiques dans le monde entier.

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« Je voudrais souligner que nous arrivons véritablement à un moment où les mesures pour lutter contre le changement climatique ne doivent plus être reportées. Durant les trois prochaines années, les rejets mondiaux de CO2 vont considérablement augmenter. C’est pourquoi si nous ne prenons pas des mesures ambitieuses, nous serons témoins d’ici 2030 d’un réchauffement global des températures de deux degrés », a déclaré le mercredi 24 janvier à Astana le représentant de la Banque mondiale au Kazakhstan, Ato Brown.

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Selon cet expert de la Banque mondiale, cela se traduira par une pénurie d’eau, de denrées alimentaires et par beaucoup d’autres problèmes, dont peut-être des conflits, qui seront liés à l’insuffisance des ressources.

« À Paris, la Banque mondiale a annoncé que nous ne financerons plus l’extraction de pétrole et de gaz après 2019 en réponse aux dangers qui découlent du changement climatique. Le monde change vite et nous devons tous nous adapter. Nous avons aussi indiqué que, en 2020, 28% de nos crédits seront alloués aux actions en faveur du climat », poursuit Ato Brown.

Prise de conscience environnementale en Asie centrale

Selon lui, la Banque mondiale a déjà reçu près de 90 millions de dollars du Fonds vert pour le climat. Ces trois ou quatre dernières années, la coopération visant à assurer la résilience climatique a bénéficié d’une nouvelle impulsion dans le monde entier et offre désormais une véritable possibilité de mener quelque chose à bien et de relever ces nouveaux défis.

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« En Asie centrale, nous observons le développement de cette action, qui se traduit par un large éventail de projets, même si beaucoup n’ont été lancés que très récemment. Vous avez déjà montré de très bons exemples de méthodes, de pratiques et de programmes efficaces. Nous travaillons dans les cinq Etats centrasiatiques et soutenons le dialogue sur la recherche de solutions climatiques durables », conclut le directeur du bureau kazakh de la Banque mondiale.

Traduit du russe par Adrien Balland Delrieu

Édité par Camille Calandre

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