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Les présidents centrasiatiques s’inquiètent pour le Kirghizstan

Plusieurs présidents voisins du Kirghizstan ont appelé leur homologue kirghiz Sooronbaï Jeenbekov durant la crise autour de l’arrestation de son prédécesseur, Almazbek Atambaïev. Le retour de l’instabilité politique au Kirghizstan inquiète les chefs d’Etat voisins. 

Les pays voisins du Kirghizstan s’inquiètent ouvertement de la situation à Bichkek, la capitale du pays. L’arrestation violente de l’ancien chef de l’Etat kirghiz, Almazbek Atambaïev, a fait monter l’inquiétude d’un possible nouveau renversement des autorités en place, bien que les troubles semblent être maîtrisé ce vendredi 9 août au matin.

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Les peurs des présidents sont basées sur l’histoire du Kirghizstan, qui a connu deux épisodes de renversement violent de son président en 2005 et 2010.

Le Kazakhstan aux nouvelles en premier

Le nouveau président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a fait savoir en premier qu’il avait joint son homologue kirghiz le 8 août, au deuxième jour de l’opération visant à arrêter l’ancien président kirghiz Almazbek Atambaïev.

Le communiqué publié sur le site du président kazakh ne mentionne pas l’arrestation directement, ni même les troubles insurrectionnel en cours, mais souhaite diplomatiquement « la paix et la tranquillité au peuple frère kirghiz« . Le communiqué sur le site du président kirghiz affirme plus directement que les deux présidents ont discuté des « questions actuelles ».

Le voisin ouzbek espère ouvertement la normalisation de la situation

Le président ouzbek Chavkat Mirzioïev a lui appelé Sooronbaï Jeenbekov le 8 août au soir, selon le communiqué publié par son service de presse. Le président ouzbek a plus directement annoncé avoir parlé des troubles dans le pays : « Au cours de l’entretien, l’accent a été mis sur le maintien de la paix et de la stabilité au Kirghizistan. L’espoir a été exprimé que la situation dans le pays voisin se normaliserait rapidement dans le cadre de la législation en vigueur.« 

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Le président ouzbek a également mentionné l’importance de régler les problèmes à leur frontière commune. En effet, les deux pays ont encore de nombreuses zones non délimitées, qui posent régulièrement problème et font l’objet de conflits locaux.

Silence tadjik et turkmène

Ni le président tadjik, ni son homologue turkmène n’ont annoncé avoir téléphoné à Sooronbaï Jeenbekov durant la crise.

La Russie n’est cependant pas restée sans rien dire. Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev, qui est arrivé à Issyk-Koul dans l’est du Kirghizstan dans le cadre d’une réunion du conseil des ministres eurasiatiques, aux cotés notamment du Premier ministre kazakh Askar Mamin, s’est exprimé clairement contre une nouvelle révolution au Kirghizstan.

La rédaction

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Les présidents d’Asie centrale s’inquiètent de la situation au Kirghizstan autour de l’arrestation de l’ancien président Almazbek Atambaïev.
President.kg / Collage Novastan
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