« L’Hivernage », court-métrage sur l’isolement

Les montagnes bleues, le ciel cristallin et l’air transparent… Et qu’entendez-vous par hivernage au sud du Kirghizistan? Tout ce que vous pouvez imaginer sur la vie dans un petit village entouré par les neiges kirghizes, et même plus encore dans le nouveau film du réalisateur kirghiz Alijhan Nasirov : «L’hivernage».

Genre : court métrage documentaire
Durée : 28 min.
Budget :$1500
Réalisateur : Alijhan Nasirov

«L’hivernage», c’est un court métrage documentaire sur la vie d’un berger ordinaire. Il décrit toutes les difficultés d’une région où la civilisation n’est pas omniprésente. Le film touche aussi le sujet écologique en soulevant le problème de la protection des yaks, qui sont déjà devenus si rares dans la région centre-asiatique.

Novastan.org a rencontré Alijhan Nasirov, le réalisateur de ce court-métrage, qui a déjà obtenu un grand nombre de grands prix dans les festivals cinématographiques mondiaux.

Quelle est l'idée principale de ce film ? Que souhaitez-vous montrer ?
En travaillant sur le film, notre équipe a essayé de créer un sujet intéressant, qui réunit plusieurs témoignages. Nous avons tenté de montrer la véritable culture kirghize, la vie d’un véritable village dans des conditions naturelles. La neige autour et le ciel bleu, qui représentent une nature incomparable ! Surtout, on souhaitait montrer quelques facettes de la vie quotidienne de l’homme qui s'occupe de ces animaux si extraordinaires et majestueux que sont les yaks.

Et en ce qui concerne le paysage : il est vraiment magnifique ! L’action se passe dans quelle région ?
Tout ce que vous pouvez voir, ce sont les montagnes de Chon-Aalaï. C’est une région parmi les plus dures au sud du Kirghizstan, où presque exclusivement des animaux endurants comme les yaks peuvent y survivre, et s’y sentir très bien.

Quelle est la spécificité de votre sujet  ? Quels enseignements peut-on en tirer ? 
Je dois dire qu’il y a beaucoup d’aspects de la culture, et de la vie kirghize, qui rappellent, bien sûr, ceux de la Russie et de l’ensemble des pays centre-asiatiques. Et quand vous voulez quelque chose qui frappe, vous commencez à rechercher quelque chose qui est diffèrent, qui peut vous donner beaucoup plus, qui peut vous montrer d’autres côtés de la vie des kirghizes, des côtés spécifiques, uniques. Ce film ne montre pas la vie de la plupart de la population kirghize. Au contraire, il montre des vieilles, et surtout rares, traditions ethniques. C’est pourquoi ce film convient bien à celles et ceux qui veulent étudier la région en profondeur.  

Aïdaï ERIKOVA

Relu par Stéphane VINÇON

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