Reportage dans la gorge de Barskoon : dans l’immensité du vide

Le plus grand lac du Kirghizstan, Issyk-Koul, occupe la dixième place mondiale en termes de volume tout en étant le deuxième lac salé de par sa grandeur (après la mer Caspienne). Il est surplombé au Sud par la chaîne de montagnes Terskey Ala-Too, culminant à une hauteur moyenne de 4500 m. Chaque défilé est exquis et ne ressemble à aucun autre, ce qui lui a valu son nom : « Les montagnes bigarrées ».

L'équipe de Francekoul a visité une des gorges les plus pittoresques – la gorge de Barskoon.

La vallée dArabel. Crédit : Advantour
La vallée d'Arabel. Crédit : Advantour

A 145 km vers l'est du village principal de Ribatchye, non-loin de la route, se trouve le village de Barskoon. D’ici commence la piste vers la gorge qui mène à Sary-Moinok (2750 m), le point de transbordement des bergers et géologues qui travaillent sur ces hautes terres (sirt en Turc) de Karasai et Ak-Chiyrak. Le serpentin de la route, par sa montée rapide, conduit au col de Barskoon (3754 m). Après le col, on découvre la vallée déserte de la rivière d'Arabel, après laquelle, apparemment, rien existe. C'est le bout du monde.
Cependant, à 89 km du col de Barskoon, à côté de la frontière chinoise se trouve un assez grand village : Karasai. La vie dans ce lieu dépend de la saison : si en été on peut atteindre le bourg seulement avec une jeep ou un grand camion, en hiver, le chemin est fermé et les habitants restent coupés du monde.

La route qui longe la rivière de Barskoon est aussi le chemin vers la mine d'or de Koumtor.

 


 

Rédaction et Crédit photo : 
Natalie Gratchova
Journaliste pour Francekoul.com

Relu par Stéphane Vinçon 

Partager avec
Aucun commentaire

Ecrire un commentaire

Captcha *