cinéma semaine de la francophonie Kirghizstan

Une heure de francophonie à Bichkek

La Semaine de la francophonie au Kirghizstan, qui s’est tenue du 12 au 20 mars, était organisée en collaboration avec l’Alliance française, les ambassades de France, de Suisse et de Belgique, sous le haut patronage du ministère de l’Éducation et des Sciences du Kirghizstan.

Le discours d’ouverture a été suivi de la diffusion du film français « Une heure de tranquillité » sous-titrée en russe.

Le film évoque la situation de Michel, passionné de jazz, qui, un beau matin, déniche au marché aux puces le disque qu’il espérait trouver depuis trente ans. L’histoire commence bien, les scènes se mettent en place lentement, on palpe la vie du personnage principal, bourgeois parisien. On assiste à un scenario qui est assez simple et banal, mais il y a la présence d’un humour subtile qui rend le film très intéressant. Le film est court (1h19) mais il est chargé de rebondissements et d’émotions. A travers ce film, les spectateurs kirghizs découvrent la culture française et la vie quotidienne d’un parisien fortuné. Il est facile de s’identifier à un tel personnage, à ses souhaits et à ses problèmes. D’une telle manière, le réalisateur, Patrice Leconte, établit un lien avec les spectateurs et montre à voir indirectement un fragment de la vie parisienne. Le jeu des acteurs est remarquable et l’intérêt du film tient précisément à cela. Il faut ainsi souligner le rôle de Christian Clavier, le personnage principale dans le film, dont les capacités comiques restent incomparables dans les comédies françaises. Il joue parfaitement le rôle d’un égoïste et, en même temps, sait rester aimable, touchant, ironique.

Film Semaine de la Francophonie Bichkek

Le film, bien que jouant sur des stéréotypes, demeure léger et compréhensible pour les spectateurs. Il fait découvrir la vie française, la situation politique (avec le cas des immigrants portugais et polonais qui travaillent chez Michel), l’hospitalité latine, les fêtes, les traditions et les coutumes sociales (la fête des voisins, célébrée le 27 mai dans toute l’Europe) ou encore l’organisation de l’immeuble. Patrice Leconte a enfin fait le choix d’une chute logique et bonne, dans laquelle Michel décide d’outrepasser son égoïsme… tout en parvenant à obtenir une heure de tranquillité ! A mon sens, on peut caractériser ce film par deux adjectifs : simple et drôle.

Au sortir du cinéma, les avis étaient unanimes. « C’est un film vraiment intéressant, amusant, indique l’un des spectateurs. J’ai bien apprécié les plaisanteries et ça m’a fait plaisir d’être ici, de parler avec les francophones et les Français, cela me motive beaucoup pour améliorer mon français ! » Un autre exprimait toutefois un certain doute. « Je pense que le film est un peu polémique pour les élèves, car il doit représenter la France et la culture française… mais si on se rend compte que c’est une comédie, alors dans ce genre il y a toujours de la place pour l’exagération. Ça reste un bon film, avec une fin qui fait réfléchir… »

Aijan Igemberdieva, journaliste pour Novastan à Bichkek
Relu par Grégoire Domenach

 

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Allocine
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