Chantier Barrage Rogun Tadjikistan

Barrage de Rogun : l’Ouzbékistan et le Tadjikistan enquêtent ensemble sur les risques du projet

L’Ouzbékistan et le Tadjikistan se sont entendus pour enquêter conjointement sur les risques associés à la construction du barrage de Rogun en territoire tadjik. Longtemps sujet de discorde, ce projet de barrage fait désormais pleinement partie de la coopération bilatérale entre les deux pays d’Asie centrale.

Novastan reprend et traduit un article initialement paru sur Podrobno.uz.

Le 29 mars dernier, le directeur de l’Institut de Recherche stratégique et internationale auprès de la Présidence ouzbèke, Vladimir Norov, a annoncé que l’Ouzbékistan et le Tadjikistan allaient enquêter ensemble sur le chantier de construction de la centrale hydroélectrique de Rogun. L’objectif est de déceler les risques potentiels pouvant découler de la construction de ce projet vital pour le Tadjikistan.

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« Il demeure toujours certaines inquiétudes », a déclaré Vladimir Norov en évoquant la participation probable de l’Ouzbékistan à la construction de la centrale hydroélectrique de Rogun. En effet, pendant de nombreuses années, Tachkent s’est vigoureusement opposée au projet de barrage arguant que ce dernier allait constituer une menace pour l’agriculture ouzbèke.

Une opposition qui appartient au passé ?

Vladimir Norov a toutefois reconnu que le président du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, avait récemment déclaré que « le Tadjikistan n’a jamais violé les intérêts d’un seul pays centrasiatique, n’en a jamais laissé un seul sans eau et ne le fera jamais. »

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Depuis, les choses ont évolué. À l’heure actuelle, l’Ouzbékistan envisage de prendre part à la construction du barrage et d’utiliser le lac de Sarez comme source d’eau potable pour le futur complexe. Un groupe de travail a d’ailleurs été constitué afin de discuter de cette éventualité.

« J’ai proposé à nos confrères tadjiks de mener des recherches sur la façon dont nous pourrions travailler ensemble et de réfléchir conjointement et trouver des solutions pour que Rogun se fasse dans l’intérêt de nos deux pays et que l’ensemble des risques potentiels soient évalués », a détaillé Vladimir Norov.

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Lors d’une rencontre historique avec son homologue ouzbek le 10 mars dernier, Chavkat Mirzioïev, le chef de l’État tadjik, Emomali Rakhmon, avait déjà assuré que le Tadjikistan n’entraverait en rien l’approvisionnement en eau de ses voisins en construisant la centrale hydroélectrique de Rogun. « Nous n’avons jamais laissé et nous ne laisserons jamais nos voisins sans eau », avait-il alors solennellement déclaré.

Khamid Berdiev
Journaliste pour Podrobno.uz

Traduit du russe par Jérémy Lonjon
Rédacteur en chef de Novastan

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Sur le chantier du barrage de Rogun au Tadjikistan
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