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Football, URSS et Ouzbékistan : la demi-gloire du Dinamo Samarcande (3/5)

Le 14 juin 2018 débutera en Russie la Coupe du Monde de football. À cette occasion, et malgré le fait qu’aucun pays centre-asiatique ne soit parvenu à se qualifier, Novastan partage une série d’articles sur l’histoire du football en Asie centrale produite par notre partenaire Footballski, média spécialisé sur le Football en Europe de l’Est.

Novastan reprend et partage un article paru initialement sur Footballski. Retrouvez la première partie, suivie de la deuxième partie

« La Steppe de la Faim se trouve au sud-est de la Mer d’Aral, sur la rive gauche du Syr-Daria, entre les villes de Tachkent et de Samarcande. Dans un passé récent, nous dit la revue Priroda, cette région n’était qu’une immense et morne surface couverte d’herbe roussie par le soleil et portant de nombreuses traces d’incendie, la température y atteignant parfois jusqu’à 70°C. Mais son aspect change rapidement depuis quelques années. Sur les 800 000 hectares qui peuvent être irrigués, plus de 200 000  l’étaient déjà en 1957-1958. Cette partie de la steppe de la Faim fournit, à l’heure actuelle, de 240 000 à 250 000 tonnes de coton brut par an. »

Tel était le début d’un court article d’une provenance inconnue posée en guise de marque-page d’un vieux livre des 1950, intitulé « L’Ouzbékistan : République soviétique » signé de la main du Général Tubert. S’il n’existe que peu d’ouvrages sur l’histoire ouzbèke en français, en dehors des récits de voyageurs, celui-ci a au moins le mérite de rendre compte d’un récit de voyage dans la totalité de l’Ouzbékistan.

Ainsi, explorer Samarcande permet un voyage dans le temps et l’histoire se contemplant à chaque encablure de rue, à chaque pierre de maison et à chaque pas dans les différents quartiers de cette « grant cité de Samartan », selon Marco Polo. Fondée en 700 avant Jésus Christ, Samarcande est l’une des plus anciennes villes du monde. Une ville dont l’Histoire ne cesse de se mêler à celle de la Route de la Soie. Une ville qui fournit à Amine Maalouf le décor pour Samarcande. Un de ses romans onirico-historiques nous contant la vie d’Omar Khayyam, homme de lettre, poète, astronome et mathématicien du XIIème siècle qui voit dans la ville de Samarcande la capitale de l’Asie centrale, le joyau du monde arabe, le refuge de sa poésie libre et vagabonde.

Le Dinamo Samarcande, l’autre oublié

Dans le football ouzbek, il y a le Pakhtakor Tachkent. Il y a également Bunyodkor, autre club basé à Tachkent. Dans ce football national, il y a également le Lokomotiv. De Tachkent. Il y a également eu l’ODO Tachkent. Sans oublier le Mashstroi Tachkent. Ou encore le Sokov Tachkent. Dans cette histoire footballistique locale, il ne faut pas oublier le Zvezda Tachkent, et encore moins le Spartak Tachkent. N’oublions pas également le Dinamo Tachkent, le MHSK Tachkent ou encore le FC Dustlik, club situé à quelques kilomètres de … Tachkent. Face à cette énumération rébarbative, un constat est assez simple : le football ouzbek a, dans la totalité de son histoire, été marqué par une influence massive de la capitale du pays. Une capitale qui n’a pourtant été proclamée qu’en 1930, la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan étant gouvernée de 1924 à 1930 depuis…Samarcande.

Lire la suite de l’article : Le football dans les RSS : L’Ouzbékistan – Le Dinamo Samarcande, symbole d’une ville passée dans l’ombre

Cet article s’inscrit à la suite d’une introduction au football ouzbek sous l’URSS et de la tragédie du Pakhtakor Tachkent. Il sera suivi d’un homme (Barador Abduraimov) et enfin un point sur vingt-sept années de football après l’indépendance.

La rédaction

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Retour sur le club de football ouzbek, à la fois célèbre et oublié, du Dinamo Samarcande
Footballski.fr
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