La Banque européenne d’investissement va financer PSA en Ouzbékistan

Le vice-président de la Banque européenne d’investissement en visite à Tachkent a annoncé qu’ils financeraient la co-entreprise entre PSA Peugeot-Citroën et Uzavtosanoat à hauteur de 60 millions d’euros.

Lors de la visite de la délégation menée par le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Vazil Hudak, dans les locaux de la co-entreprise fondée entre PSA Peugeot-Citroën et Uzavtosanoat à Tachkent, il a été annoncé que la BEI investirait 60 millions d’euros dans la co-entreprise.

Encore 70 millions d’euros à trouver pour financer l’usine de Peugeot-Citroën

La signature des accords de financements entre la BEI et l’Ouzbékistan pour la co-entreprise franco-ouzbèke ainsi que pour d’autres projets dans les domaines de l’adduction d’eau potable et de l’efficacité énergétique a été annoncée. D’un montant total de 500 millions d’euros, ces accords seront signés à Bruxelles en octobre prochain lors de la visite du président ouzbek, Chavkat Mirzioïev.

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Les 60 millions d’investissements de la BEI dans la co-entreprise vont permettre de financer une partie du montant du projet de construction de l’usine PSA, située dans la zone économique exclusive de la ville de Djizak. Lors du lancement de la construction de l’usine en juillet 2017, il avait été annoncé que le projet, doté d’un capital de départ de 30 millions d’euros, devrait trouver 130 millions d’euros de financement. Ainsi avec l’annonce des 60 millions d’investissement de la BEI dans la co-entreprise, Peugeot-Citroën a obtenu plus de la moitié du financement nécessaire au projet.

Des plans très ambitieux dans un calendrier très serré

Cependant, la signature des accords de financement, planifiée en octobre par la BEI, semble être très tard par rapport au calendrier fixé par les autorités ouzbèkes. Ces dernières ont mis en place un calendrier serré suite aux pressions du président ouzbek, Chavkat Mirzioïev, originaire de la région de Djizak. En effet selon le service ouzbek du média russe Sputnik.uz, l’usine doit être terminée le 10 décembre 2018, afin de lancer la production de voitures (les modèles « Boxers » et « Experts » de la marque française) dès le premier semestre 2019.

Selon le projet, il est prévu de produire jusqu’à 16 000 véhicules par an d’ici 2019, à 50% pour le marché local et 50% pour l’exportation. Il est également prévu qu’au moins la moitié des pièces soient produites localement, dans des usines détenues par le partenaire ouzbek de PSA, Uzavtosanat et par des petites et moyennes entreprises, dès la première année de production.

Ces plans ambitieux arrivent pourtant au moment où le président lui-même a reconnu que l’industrie automobile ouzbèke n’était pas profitable à l’économie, à l’instar de l’usine de General Motors Ouzbékistan située dans la ville d’Andijan. Cette usine coûte cher à l’Etat ouzbek en crédit d’impôts et en subvention sans pour autant créer de nouveaux emplois pour la population.

La Rédaction

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Le Peugeot Boxer, un des modèles qui sera produit dans l’usine de Djizak en Ouzbékistan
Wikimedia Commons
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