Mine combinat métallurgique Navoï

La multinationale française Orano arrive dans l’extraction d’uranium en Ouzbékistan

La multinationale française du nucléaire, Orano (ex-Areva), discute actuellement de la mise en œuvre de projets communs avec le combinat métallurgique de Navoï en Ouzbékistan.

Les 15 et 17 août derniers, l’Ambassade d’Ouzbékistan en France a annoncé sur son site web qu’une délégation de la multinationale française du nucléaire Orano (ex-Areva), dirigée par le vice-président d’Orano, Gilbert Stein, était en visite de travail à Tachkent, la capitale ouzbèke. Lors de cette visite, l’ambassade ouzbèke a annoncé qu’un accord a été trouvé pour mener des projets communs avec le combinat métallurgique de Navoï, sans apporter plus de détails quant au contenu de l’accord. Le combinat de Navoï est une des plus grandes entreprises de l’Ouzbékistan, majoritairement contrôlé par l’Etat ouzbek.

Contacté par Novastan, Orano a démenti toute signature. « Nous sommes actuellement en discussion et aucun accord n’a été signé », a précisé l’entreprise française.Lors de la visite, la délégation a tenu des réunions au Comité d’État pour les investissement, le Comité d’État pour la géologie et les ressources minérales, l’Agence pour le développement de l’énergie nucléaire et le bureau de Tachkent de l’exploitation minière du combinat métallurgique de Navoï.

Des futurs contrats dans l’extraction d’uranium ?

Ce qui semble intéresser principalement les autorités ouzbèkes est une coopération avec la multinationale française pour faire de la recherche géologique sur le territoire ouzbek, mais également l’exploitation de gisements d’uranium. La prochaine visite du président ouzbek en France, prévue en octobre prochain, pourrait permettre la signature de contrats dans ce domaine.

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En décembre dernier, Orano avait déjà exprimé son intérêt pour le développement d’extraction d’uranium, mais aussi pour l’achat d’uranium en Ouzbékistan. Un intérêt renforcé depuis juin dernier, lorsque le gouvernement ouzbek a proposé à des investisseurs étrangers quelque 29 dépôts et 111 zones prometteuses de minéraux solides. Parmi ces potentiels gisements, 51 zones pourraient contenir de l’uranium.

Orano, présent de longue date en Asie centrale

Cogéma, une des entreprises absorbée par Areva puis Orano, avait déjà tenté de rentrer sur le marché ouzbek de l’extraction d’uranium avec le projet de Sugraly entre 1999 et 2001, mais sans succès. Par la suite, de nombreuses compagnies étrangères ont également tenté d’entrer sur ce marché en Ouzbékistan, dont des entreprises coréennes, japonaises, chinoises ou encore russes, avec plus ou moins de succès.

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Le Kazakhstan voisin est un des partenaires stratégiques d’Orano, et un des principaux producteurs mondiaux d’uranium. Orano a certainement à cœur de répéter ses succès kazakhs en Ouzbékistan, alors que le pays s’ouvre aux entreprises françaises à la veille d’une visite du président ouzbek en France en octobre prochain.

La rédaction

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Une mine d’extraction du Combinat métallurgique de Navoï en Ouzbékistan
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