Réservoir sur la rivière Chirchik en Ouzbékistan

« L’avenir de l’Ouzbékistan dépend de l’eau »

L’eau est au cœur de l’histoire de l’Ouzbékistan, mais également au cœur du drame de la disparition de la mer d’Aral dont les conséquences continuent d’affecter la région avec une tempête de sel inédite. Un sujet qui alarme particulièrement le directeur de l’Agence du Fonds international pour sauver la mer d’Aral, Vadim Sokolov.

Novastan reprend et traduit une interview réalisée par le média ouzbek en ligne Anhor.uz.

La question de l’eau est l’une qui divise le plus en Asie centrale, avec des pays possédant les sources des fleuves (Kirghizstan, Tadjikistan) et ceux situés en aval (Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan). Si les conflits potentiels semblent aujourd’hui en voie d’apaisement, notamment avec la politique internationale du président ouzbek Chavkat Mirzioïev, la question de l’eau reste prioritaire dans le quotidien des Centrasiatiques.

L’approvisionnement en eau est particulièrement important en Ouzbékistan, le pays le plus peuplé de la région avec 31,8 millions d’habitants, concentrés dans la moitié est du pays. Le pays dépend également de l’eau pour la culture du coton, une de ses principales richesses qui a abouti sous l’Union soviétique à la catastrophe de la mer d’Aral. Alors que la situation autour de cette ancienne mer reste critique, avec une tempête de sel qui a affecté l’ouest du pays, Vadim Sokolov, directeur de l’Agence du Fonds international pour sauver la mer d’Aral, tire la sonnette d’alarme dans une interview avec le média Anhor.uz.

Anhor.uz : Quel est selon vous le principal problème avec l’eau en Ouzbékistan?

Vadim Sokolov : Le principal problème est que nous sommes le pays le plus densément peuplé de la région, nous vivons dans son cœur même. L’Ouzbékistan est le seul pays d’Asie doublement enclavé. Nous devons traverser deux pays pour atteindre l’océan. Environ 80% de l’eau que nous utilisons en Ouzbékistan provient des territoires voisins, ce qui nous rend dépendants.

Le Président de l’Ouzbékistan, en particulier au cours des deux dernières années, a été très actif dans le sens de la coopération internationale sur l’eau. La tâche est d’élever la coopération régionale à un nouveau niveau, car pour l’Ouzbékistan, l’avenir dépend de l’eau. Quoi que nous fassions, quoi que nous produisions – gaz, or, coton – sans eau, il n’y a pas de vie.

La création récente du ministère des Ressources en eau est-elle pensée pour résoudre ce problème ?

La nouvelle direction du pays a pris très au sérieux la réforme de l’économie autour de l’eau dans le pays. Nous avons effectivement beaucoup de problèmes, et l’attribution de la gestion de l’eau à un ministère distinct est une étape importante pour tenter de les résoudre. Il est intéressant de noter que lors de la visite officielle du président Chavkat Mirzioïev au Tadjikistan, parmi les membres de la délégation ouzbèke était présent le ministre des Ressources en eau Monsieur Khamraev. Notre président l’a présenté au président tadjik, Emomalii Rahmon. Ce dernier a d’ailleurs appelé notre ministre des Ressources en eau le « mirab » en chef de l’Asie centrale (mot qui désigne dans la région les personnes en charge de la distribution de l’eau depuis l’antiquité, ndlr).

réservoir de la "mer de Tachkent"

Selon vous, quels sont les problèmes à régler prioritairement ?

L’un des principaux problèmes c’est l’efficacité et la productivité de l’eau, qui sont toujours parmi les plus plus basses au monde, bien que nous ayons une histoire millénaire de l’irrigation dans notre région. Tout le monde le sait, de nombreux experts internationaux y ont déjà prêté attention. Ainsi, la réforme que le président a entreprise est très importante et opportune.

Lire aussi sur Novastan : Cinq conflits autour de l’eau en Asie centrale

Le 4 août 2017, le premier décret a été publié pour renforcer les activités du ministère de l’Agriculture et des Ressources en eau. Par décret, dans chaque district administratif, les khokimiyats (préfectures) ont établi des services d’irrigation qui jouent le rôle de liaison entre les gestionnaires de l’eau et les usagers de l’eau. L’objectif est de rétablir l’ordre dans la conservation de l’eau, et ainsi d’augmenter la productivité de l’eau. La décision du président de diviser le ministère et la gestion de l’eau en un ministère indépendant est également l’une des étapes les plus importantes de la réforme.

Vous avez parlé de la faible efficacité de l’eau. Qu’est-ce que l’inefficacité de l’eau ? Qu’est-ce qui doit être corrigé concrètement ?

La faible efficacité de l’eau, c’est que de la source jusqu’au consommateur, jusqu’à 50% de l’eau est perdue dans notre pays. La raison principale de cette situation est la mauvaise qualité des infrastructures, des fissures, les infiltrations. Souvent les canaux d’irrigation sont faits de sable, il n’y a pas de béton, ce qui fait que les infiltrations sont énormes.

Un autre exemple d’un usage inefficace de l’eau c’est que nos concitoyens, lorsqu’ils se nettoient les dents à la maison, ne ferment pas l’eau du robinet. En Israël, les gens sont habitués à verser de l’eau dans un verre afin de se rincer la bouche. Simple action apparemment, mais cela permet en pratique de conserver beaucoup d’eau. En Ouzbékistan, personne ne se soucie de l’eau qui coule du robinet.

Nous avons déjà appris à économiser un peu par rapport aux années soviétiques. Dans les années 1990, la consommation d’eau moyenne à Tachkent était de 1 000 litres par personne et par jour. En comparaison, à Tel Aviv, c’est 250 litres. Aujourd’hui, les habitants de Tachkent consomment 400 litres d’eau par personne et par jour en moyenne, ce qui signifie que nous avons réduit de 60% la consommation d’eau dans la ville depuis l’indépendance. En fait, c’est beaucoup de travail non seulement pour les services publics, mais aussi pour toute la population. Et un rôle considérable dans ce domaine appartient aux médias.

Plus largement, la consommation des villes et des industries en Ouzbékistan ne compte que pour environ 10% du volume total de l’eau consommée dans le pays. Plus de 80% de la consommation d’eau du pays part dans l’agriculture. Les principales pertes d’eau, c’est dans l’irrigation. Si nous imaginons un champ qui doit être arrosé, nous arrosons par le sol, c’est ce que l’on appelle une irrigation par sillon. C’est une méthode très inefficace car 60% de l’eau qui coule dans ses sillons d’irrigation se perd par infiltration dans réseau de drainage et en va pas humidifier les zones qui le nécessite.

De plus, cette méthode fait que de l’eau propre va s’infiltrer à travers le sol des canaux puis des sillons, qui contiennent des minéraux et surtout des engrais. Cette eau devient alors salée et contaminée par des produits chimiques. Ainsi, la qualité de l’eau qui irrigue les champs s’appauvrit, et en bout de course les nappes phréatiques se dégradent. Cette situation fait que de nombreux agriculteurs sont obligés de surveiller la qualité de l’eau dans les réservoirs et canaux, car si la minéralisation de l’eau est de plus de 4 grammes par litre, il est inutile d’irriguer avec cette eau car rien ne poussera. Il faut ainsi souvent mélanger de l’eau de certains réservoir et canaux afin de pouvoir irriguer, ce qui provoque encore plus de pertes.

Il y a pourtant de nombreuses solutions, comme par exemple celle de la disposition de films dans les canaux et sillons afin de limiter les infiltrations d’eau permettant de réduire les pertes de 50%. Et il y a bien sûr l’irrigation au goutte à goutte, qui serait l’idéal.

A quel point ces méthodes sont coûteuses ? Est-ce que ce serait rentable pour les agriculteurs ouzbeks ?

Le coût est effectivement le principal problème car l’introduction de ces technologies augmenterait de deux ou trois fois le coût actuel de l’irrigation pour les agriculteurs. De plus, des technologies comme le goutte à goutte ne sont pas adaptées aux deux principales cultures du pays, le blé et le coton, car elles sont trop extensives et ce serait donc beaucoup trop cher à appliquer. Il faut aussi admettre qu’il y a un problème de formation des agriculteurs qui ont besoin d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences afin de développer des moyens modernes et respectueux de l’environnement pour mener leurs exploitations dans la bonne direction.

Une prise d'eau dans la région de Soukhandarya en Ouzbékistan

A l’époque soviétique, l’Ouzbékistan avait créé des entreprises qui produisaient des équipements pour l’irrigation au goutte à goutte, notamment avec la Moldavie. Les technologies soviétiques moldaves et ouzbèkes sont encore préservées et utilisées par des entreprises, notamment en Israël. Ils conçoivent, fabriquent et exploitent ces systèmes de goutte à goutte. Cependant ce système utilise de l’électricité, ce qui est un coût supplémentaire, avec en plus de nouveaux problèmes d’approvisionnement en électricité qui peuvent être critiques en Ouzbékistan.

L’électricité est-elle un problème pour l’eau en Ouzbékistan ?

C’est un autre des graves problèmes du secteur de l’eau en Ouzbékistan : 70% de notre irrigation fonctionne grâce à la gravité. Nous avons un énorme système dans la région de Karchi (dans le sud du pays, ndlr) couvrant quelques 1,5 million d’hectares, où l’eau est fournie par des pompes depuis l’Amou-Daria, et aussi le système d’irrigation Amou-Boukhara, qui est alimentée par des pompes allant de l’Amou-Daria à Boukhara et jusqu’à Navoï. La région de Sourkhan-Daria est aussi alimentée en eau par des pompes.

Lire aussi sur Novastan  : Sous le soleil ouzbek : comment l’Ouzbékistan essaie de développer les sources d’énergies alternatives

Le principal consommateur d’électricité dans notre pays, c’est l’agriculture. L’irrigation coûte chère car il faut couvrir le coût de l’électricité. De nombreuses personnent critiquent le fait qu’il y ait des commandes gouvernementales pour le coton, les fruits et les légumes. Et que l’Etat fixe les prix des produits et les quantités des commandes que chaque agriculteur doit produire. En réalité, ce n’est pas parce que l’Etat veut tout contrôler, mais parce que les agriculteurs ne sont pas en mesure de couvrir le coût d’exploitation des stations de pompage. Si nous introduisions l’utilisation payée de l’eau dans l’agriculture, les prix des produits agricoles exploseraient. Et ce serait à cause du coût de l’électricité.

L’Etat subventionne ainsi à hauteur de 50% les coûts liés à l’irrigation. C’est un moyen de couvrir le coût de l’électricité pour les stations de pompage.

Y a-t-il un moyen de sortir de cette situation ?

Il n’y a pas vraiment d’alternative. Si nous regardons le même système Amou-Boukhara, nous avons essayé de concevoir un système d’irrigation par gravité et en fait ce ne serait pas moins cher qu’aujourd’hui car il faudrait des investissements énormes.

De plus, il n’y a pas que l’électricité qui est chère dans l’irrigation, il y a également le problème de l’approvisionnement en eau que doit payer l’Ouzbékistan en provenance des pays voisins. Par exemple, le canal Amou-Boukhara prend son eau dans le réservoir de la station hydroélectrique de Tuyamuyun, qui se trouve sur le territoire du Turkménistan. Pour cela l’Ouzbékistan paye un loyer : ce sont les organisations ouzbèkes qui exploitent le barrage, car c’est une source d’eau potable cruciale pour le Karakalpakistan. Cette année, nous avons construit 105 km de tuyaux de Kungrad à Moynak (toutes deux situées dans l’ouest du pays, ndlr), et l’eau qui l’alimente provient du réservoir de Tuyamuyun, qui est situé au Turkménistan. L’Ouzbékistan n’a pas d’autre option.

l'Amou-Daria à Noukous en Ouzbékistan

Si l’eau est si chère, ne faut-il pas plus l’économiser ?

Aujourd’hui, nous sommes soucieux d’améliorer l’efficacité au niveau des consommateurs. Nous menons plusieurs importants projets de réhabilitation des systèmes d’alimentation en eau pour réduire les pertes lors du transport de l’eau. Nous installons des doublures au fonds des canaux et collecteurs notamment dans deux grands projets à Djizzakh et dans le Syr-Daria. Nous appliquons du ciment peu cher, comme avant, mais nous trouvons aussi des méthodes moins coûteuses comme l’utilisation de matériaux polymères pour mieux isoler les canaux.

Les agriculteurs ouzbeks estime souvent que l’irrigation au goutte à goutte est trop chère et qu’il vaut mieux forer des puits supplémentaires. Est-ce que selon vous c’est une estimations légitime et sûre ?

Chaque champ est unique et chaque agriculteur doit déterminer individuellement quelle est la meilleure méthode. C’est une équation complexe avec trois composantes : la géographie, la géologie et l’hydrogéologie.

C’est pour cette raison qu’en Ouzbékistan, le forage de puits est la responsabilité du ministère de l’Hydrogéologie. Le territoire ouzbek a fait l’objet de nombreuses recherches et les eaux souterraines sont connues. Environ 400 gisements d’eau souterraine ont été explorés et approuvés pour l’exploitation, et pour chacun d’entre eux, il existe des paramètres techniques précis. Qui que ce soit ne peut pas forer un puits, il faut obtenir la permission afin que la profondeur et la quantité de prise d’eau soit bien calculée et contrôlée. Il y a toujours une limite : combien d’eau peut être prélevée dans un réservoir pour ne pas l’épuiser. Chaque source souterraine a un lien avec les eaux de surface. Par exemple, dans la région de Tachkent, les eaux souterraines sont associées aux rivières Tchirtchik, Aksagata, Aktach et autres, en tout à une vingtaine de rivières.

S’il y a une possibilité de forer un puits, c’est peut-être efficace, mais si avec vous arrosez vos champs à l’ancienne, l’efficacité de cette eau sera faible, surtout sur de grandes surfaces. Alors qu’avec l’irrigation au goutte à goutte, il y aura 4 fois plus d’efficacité. Par conséquent, travailler avec les agriculteurs est très important afin de leur expliquer comment l’agriculture peut être destructrice si elle est irréfléchie.

En raison d’une mauvaise irrigation, de nombreux territoires ne sont plus cultivables car la qualité des sols a été dégradée ou ils sont devenus salés. L’arrosage excessif ruine les cultures et c’est non seulement des pertes d’eau, mais aussi économiques : le matériel de plantation, le coût de la culture et la récolte sont perdus.

Quel genre de travail est fait avec les agriculteurs dans les régions par les autorités ?

Nous mettons actuellement en œuvre un certain nombre de projets majeurs dans le secteur de l’eau à l’appui des réformes dans le secteur de l’eau. Le premier est un projet avec l’Union européenne (UE). Il est divisé en trois parties. Une partie est financé par l’UE et l’autre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et permet d’élaborer un cadre législatif mieux adapté. Un projet de loi sur l’eau est en cours de préparation. Nous utilisons maintenant la loi de 1993 sur l’eau, qui est obsolète et qui doit être renouvelée. En outre, le PNUD participe au développement des compétences et développe des systèmes d’information.

Un deuxième projet majeur traite des technologies d’économie d’eau. Enfin, un troisième projet mené par le programme de Coopération économique régionale en Asie centrale (CAREC), lié à la Banque asiatique de développement, permet la formation et la sensibilisation du public aux problèmes de l’eau et de l’environnement.

Un projet distinct est le projet national de gestion de l’eau en Ouzbékistan. Il est financé par l’ambassade de Suisse et est conçu pour la période 2016-2019. Il consiste à promouvoir une gestion de l’eau intégrée, transparente et basée sur la demande et ainsi à réduire les conflits liés à l’eau et le risque de catastrophes liées à l’eau. Le projet vise à soutenir le ministère de l’Agriculture et le ministère des Ressources en eau dans la gestion des ressources en eau.

Dans le cadre du projet, un centre de ressources et d’analyses a été établi au sein du ministère. Ce centre emploie 23 spécialistes qui préparent des analyses et organisent des formations pour l’association des usagers de l’eau du pays. Actuellement, tous les agriculteurs sont unis dans l’association des utilisateurs de l’eau. Il y a environ 1 500 associations dans le pays et des départements d’irrigation ont été établis dans tous les districts sous les khokimiyats (préfectures, ndlr). Le projet aidera à créer des centres de formation au niveau régional. Maintenant, les matériaux nécessaires à la formation sont en cours de préparation et l’équipement est dors et déjà acheté.

De plus, une application mobile pour les fermes a été créée. Elle permet de s’assurer que les agriculteurs reçoivent les informations les plus « fraîches » de la station météorologique la plus proche et des recommandations. Par exemple, cela permet de recommander pour le coton la date d’arrosage optimale. Bien sûr, la possibilité même d’utiliser une telle application dépend directement de l’accès à Internet. Dans certaines régions, c’est toujours un problème.

Beaucoup d’écologistes prédisent une apocalypse de l’eau en Ouzbékistan, qu’en pensez vous ?

Je pense que nous devrions toujours être prêts pour le pire des scénarios, même si devoir faire des prévisions est une tâche ingrate et toujours inexacte.

Dans le climat, même les climatologues ont des opinions nuancées. Ce n’est pas qu’une question de changement de température. Oui, la température augmente, et en Ouzbékistan, ces processus sont plus rapides qu’au niveau mondial, parce que nous sommes au centre du continent. Il y a 30 ans, un modèle expliquait que toutes les masses d’air et d’humidité allaient de l’ouest à l’est : si à Noukous il y avait de la pluie, elle viendrait ensuite à Tachkent. Maintenant, cela ne fonctionne plus comme ça. Auparavant, nous n’avions que très rarement de la pluie durant les étés et maintenant nous avons régulièrement des averses, des pluies souvent orageuses. Parce que le transfert d’humidité vers l’ouest est maintenant affecté par les cyclones venant du sud, des océans Indien et Arctique.

Le transfert d’humidité a beaucoup changé avec la disparition de la mer d’Aral. En hiver, l’air réchauffé venant de l’Aral permettait de faire monter l’humidité jusque dans les montagnes et il y avait alors régulièrement de la neige. Maintenant, il n’y a plus de nuages d’humidité venant de l’Aral et plus autant de neige dans les montagnes. Les précipitations tombent, n’atteignant pas les montagnes et les glaciers fondent. Les ressources en eau vive continuent ainsi d’augmenter, mais lorsque les glaciers fondront entièrement, les rivières ne seront plus aussi grandes et abondantes.

Lire aussi sur Novastan : La mer d’Aral malgré les coups de comm’ : de pire en pire ?

Aujourd’hui, paradoxalement peut-être, de nombreuses exploitations souffrent des fortes pluies et dans les villes il y a des trop-pleins d’eau lors d’averses violentes. Oui, il n’y aura pas d’eau dans les montagnes, mais cette eau apparaît ici en contrebas. Par conséquent, aujourd’hui nous disons aux agriculteurs : « regardez non seulement à la source, mais aussi sur les images climatiques de prévisions des précipitations ! »

Nous sommes attentifs à la mise en place de réseaux de stations agro-météorologiques : aujourd’hui, nous avons dans la vallée de Ferghana seulement deux stations météo, alors qu’il devrait y en avoir dans chaque région pour avoir une image détaillée, comme en Corée du Sud, par exemple. Là, pour chaque carré de 3 km sur 3 km il y a une station météorologique. Et, grâce à ces informations, aujourd’hui les agriculteurs coréens peuvent connaître l’humidité, la température de l’air, les précipitations, la vitesse du vent. En utilisant ces paramètres, il peut ajuster l’arrosage et économiser l’eau.

Interview réalisée par Saida Sulaimanova et Daria Osmanova
Journalistes pour Anhor.uz

Traduite du russe par la rédaction

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à nous suivre sur Twitter, Facebook, Telegram, Linkedin ou Instagram ! Vous pouvez également vous inscrire pour recevoir notre newsletter hebdomadaire.

Un des reservoirs sur la cours de la rivière Chirchik dans la région de Tachkent en Ouzbékistan
Novastan
Le réservoir de la « mer de Tachkent » sui sert principalement à l’irrigation
Novastan
Une prise d’eau dans la région de Soukhandarya en Ouzbékistan
Novastan
Ce qu’il reste de l’Amou-Daria à Noukous : plus de sable que d’eau
Novastan
Le cimetière des bateaux de la mer d’Aral à côté de l’ancienne ville portuaire de Moynak en Ouzbékistan
Novastan
Partager avec
Aucun commentaire

Ecrire un commentaire

Captcha *