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« Les problèmes macroéconomiques s’amoncellent en Ouzbékistan »

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Selon le ministre des Finances de l’Ouzbékistan, « les problèmes macroéconomiques s’amoncellent en Ouzbékistan ». La libéralisation de la politique monétaire et la réforme du système fiscal ne constituent que le début d’importantes réformes pour y remédier.

Novastan reprend et traduit une interview du ministre des Finances ouzbek initialement publiée par le média ouzbek Gazeta.uz.

Les problèmes de l’économie ouzbèke sont nombreux, selon le ministre des Finances du pays, Djamchid Koutchkarov. Ce dernier tenu ces propos lors d’une interview donnée le 2 juillet dernier.

Selon le ministre, les réformes engagées depuis l’arrivée au pouvoir de Chavkat Mirzioïev ne sont que le début d’un long chemin.

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Une forte inflation

« L’inflation de l’année dernière était très élevée. Avec une seule nuance positive : ceci était principalement dû à la libéralisation du soum (la monnaie nationale ouzbèke, ndlr) vis-à-vis du dollar. Cette forte inflation était également due à la libéralisation des prix de l’énergie depuis le 15 novembre et à d’autres mesures visant à libéraliser les différents marchés de matières premières. Ce n’était pas seulement l’inflation, mais l’ajustement des prix », a expliqué Djamchid Koutchkarov.

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Selon lui, au cours des six premiers mois de 2018, l’inflation en Ouzbékistan était de 6,2%. « Pour la première fois, les niveaux de prévision sont atteints et le Fonds monétaire international ne doute pas de ces chiffres. Avant cela, cette institution internationale n’avait jamais repris nos estimations », s’est félicité le ministre des Finances.

« Des défis macroéconomiques très complexes »

Jamchid Kuchkarov s’attend à des « défis macroéconomiques très complexes » dans la seconde moitié de 2018, liés au risque d’un déficit budgétaire important.

« L’Ouzbékistan a l’intention d’assurer un budget sans déficit pour les trois prochaines années afin de montrer clairement aux entreprises que l’État continuera de suivre des politiques macroéconomiques strictes. », a appuyé le ministre des Finances.

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Cependant, le décret présidentiel qui fixe les nouvelles règles d’élaboration du budget de l’État pour 2019-2021 ne tient pas compte des dépenses financées par des emprunts à l’étranger, ce qui risque d’entraîner des dérapages budgétaires.

Déficit budgétaire et risque d’accroitre encore plus l’inflation

« Nous avons reçu l’approbation de deux prêts pour un soutien budgétaire de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement pour 800 millions de dollars. Ceci, bien sûr, conduira à un certain déficit : nous allons contrôler cela dans des limites raisonnables », a déclaré le ministre.

« Un déficit budgétaire important signifie toujours une inflation élevée. Imaginez que l’inflation cette année ne soit pas inférieure à 12-14%. Si nous avons un important déficit budgétaire en 2019, l’inflation sera encore pour une année à 15%. Ce serait déjà un désastre. Nous ne pourrons jamais rattraper de telles dépenses. Comme l’a dit un artiste, ne courez pas après le bus, vous ne le rattraperez jamais », a précisé Djamchid Koutchkarov.

Une réforme du système fiscal comme solution ?

Selon le ministre des Finances, il y a trop de problèmes macroéconomiques en Ouzbékistan qui ne peuvent être résolus seulement par une réforme du système fiscal. La réforme en question est actuellement dans les tuyaux et au cœur de toutes les discussions en Ouzbékistan.

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« Depuis 25 ans, tant de problèmes macroéconomiques se sont accumulés. La libéralisation de la politique monétaire et la réforme du système fiscal ne sont que le début du chemin. Comment traiter avec les entreprises d’État ? Comment gérer les perspectives d’assurer la rentabilité de nos grandes entreprises ? Toutes ces questions ne peuvent pas être résolues uniquement par des impôts », a-t-il souligné.

Traduit du russe par la rédaction

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Sur les marchés ouzbeks, les prix augmentent, signe des problèmes macroéconomiques du pays.
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