Avion Uzbekistan Airways Ouzbékistan

Liaison aérienne Douchanbé-Tachkent : les deux pays se sont précipités

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Après des semaines d’imbroglio diplomatique, l’ambassadeur ouzbek au Tadjikistan a raconté toute la vérité sur ce vol espéré mais sans cesse repoussé.

Novastan traduit et reprend ici un article paru originellement sur News.tj.

Depuis décembre, l’espoir puis l’incompréhension ont saisi les Ouzbeks et Tadjiks. De fait, peu de temps avant l’élection de Chavkat Mirzioïev à la présidence ouzbèke, un projet de vol direct entre l’Ouzbéksitan et le Tadjikistan avait été annoncé. Mais très vite, les problèmes administratifs se sont accumulés, rendant la proposition caduque. Officiellement, ce vol, qui devait avoir lieu le 4 avril, n’a pas été effectué à cause d’un faible remplissage de l’avion.

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C’est à cette date du 4 avril que l’ambassadeur ouzbek au Tadjikistan, Chokass Choïslamov, a choisi de s’exprimer. A l’occasion d’une présentation de la compagnie aérienne « Uzbekistan Airways » à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan, l’ambassadeur a voulu tirer au clair l’incident.

« Nous avons longtemps attendu l’ouverture de cette ligne aérienne entre Tachkent et Douchanbé, nous avions prévu que ceux qui devaient voyager sur ce premier vol seraient là aujourd’hui. A notre grand regret, ce vol est repoussé, vraisemblablement d’une semaine » a déclaré le diplomate ouzbek.

Des formalités importantes à résoudre

 « J’ai personnellement l’impression que lorsque l’on veut trop quelque chose, on se presse, on ne se conforme pas toujours à toutes les normes légales comme on devrait le faire », a décrit le diplomate. « C’est ce qu’il s’est passé il y a peu avec le premier vol de « Somon Air » (la compagnie aérienne nationale du Tadjikistan, ndlr) pour Tachkent. La même chose est arrivée aujourd’hui. Il faut résoudre une quantité de questions liées à des formalités pour ouvrir un vol international. Malheureusement, nous n’y sommes pas parvenus », a-t-il déploré.

Selon lui, des négociations ont commencé lundi 3 avril à Tachkent entre les compagnies « Somon Air » et « Uzbekistan Airways », négociations qui se poursuivaient le 4 avril. Chokass Choïslamov a rappelé qu’une délégation du Tadjikistan composée de représentants de l’appareil présidentiel, des Ministères des Affaires Etrangères, de la Justice, des Transports et d’autres administrations se rendraient à Tachkent le 5 avril, tandis que le projet d’accord pour l’établissement d’une liaison aérienne entre l’Ouzbékistan et le Tadjikistan sera discuté le 6 avril.

Le projet est plus que jamais sur la table

« Lorsque l’accord sera paraphé et finalisé pour une signature définitive à haut niveau, alors il y aura une possibilité de liaisons aériennes régulières entre les deux pays » a indiqué l’ambassadeur d’Ouzbékistan.

Il a conseillé aux médias de « ne pas chercher la petite bête » et de ne pas politiser cette question. Par ailleurs, l’ambassadeur d’Ouzbékistan au Tadjikistan a soulevé la question de la sécurité. « Pourquoi devons-nous préparer ces documents de manière scrupuleuse ? Parce qu’il y a une quantité de nuances que nous devons considérer à l’avance. Afin de ne permettre aucune lacune, aucune faille que quelqu’un pourrait utiliser dans l’avenir, il nous vaut mieux traiter sérieusement toutes ces questions aujourd’hui, y compris les questions de sécurité » a conclu le diplomate ouzbek.

Un tel vol est d’une très grande importance pour la région. Alors que le président ouzbek a donné des signes d’ouverture dès son élection, l’Asie centrale pourrait se désenclaver petit à petit et créer des axes de transport pour se développer plus rapidement.

Traduit du russe par Yann Rivoal

Le vol Tachkent-Douchanbé est très attendu par les populations des deux pays.Oliver Holzbauer
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