Prison

L’Ouzbékistan et la France envisageraient de signer un traité d’extradition

L’ambassadeur de France en Ouzbékistan et le procureur général de la République ouzbèke ont discuté de la préparation d’un traité bilatéral permettant l’extradition de prisonniers. Selon les autorités ouzbèkes et l’ambassade de France en Ouzbékistan, un traité serait en cours de négociation. Le Quai d’Orsay dément.

L’ambassadeur de France en Ouzbékistan Violaine Billette de Villemeur et le procureur général de la République ouzbèke Otabek Murodov ont discuté le 30 mai dernier de la possibilité de conclure un traité sur l’extradition et l’entraide judiciaire entre les deux pays, rapporte la branche ouzbèke du média russe Sputnik. Au cours de la réunion, les parties ont échangé des vues sur la coopération bilatérale dans la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et d’autres formes de criminalité organisée.

« L’ambassadeur de France s’est dite prête à former le cadre juridique pour la coopération entre les deux pays, y compris pour la conclusion d’accords bilatéraux en matière d’extradition et d’entraide judiciaire », selon le communiqué du service de presse du procureur général de l’Ouzbékistan. L’ambassadeur de France a ajouté qu’elle « apprécie hautement les efforts et les réalisations de l’Ouzbékistan dans le domaine des droits de l’Homme », décrit le communiqué.

Des problèmes de respect des droits de l’Homme dans le système pénitencier ouzbek

Pourtant, dans le rapport annuel de l’Union européenne sur les droits de l’Homme adopté par le Conseil Européen le 28 mai dernier, il a été souligné que malgré des changements positifs, la situation générale des droits de l’Homme en Ouzbékistan reste complexe et nécessite de nouvelles réformes en profondeur. Un des problèmes pointés dans le rapport concerne justement les peines de prisons qui sont encore prolongées plusieurs fois de manière arbitraire,  ce qui constitue une des violations majeures des droits de l’Homme dans le pays.

De plus, comme le remarque le rapport, « l’Ouzbékistan n’a pas encore ratifié le Protocole facultatif à la Convention contre la torture, qui créerait un système efficace de surveillance dans les prisons. Bien que d’autres mesures positives soient en préparation, pour que l’Ouzbékistan se rapproche des normes internationales en matière des droits de l’Homme, des action plus décisives sont nécessaires ».

Le ministère des Affaires étrangères dément

Contacté par Novastan, le ministère des Affaires étrangères français a démenti cette information. « Aucun traité de la sorte n’est en cours de négociation »,  assure le Quai d’Orsay.

En matière d’extradition, la France n’a signé un tel accord avec aucun des pays d’Asie centrale. Même pas avec son partenaire stratégique et premier partenaire économique dans la région, le Kazakhstan. Cette absence d’accord a été illustrée avec force lors de la demande d’extradition de l’homme d’affaires et opposant kazakh, Moukhtar Abliazov que le conseil d’Etat français avait refusé en 2016 d’extrader en Russie par peur qu’il puisse ensuite être extrader vers le Kazakhstan.

La rédaction

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