Barrage Guissakar Ouzbékistan

L’Ouzbékistan et le Tadjikistan renouent des relations dans le domaine énergétique

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L’Ouzbékistan est prêt à vendre du gaz au Tadjikistan et à faire transiter de l’électricité à destination du Tadjikistan et de l’Afghanistan. Depuis 2009, l’Ouzbékistan s’était retiré du réseau électrique centrasiatique et, depuis 2012, l’Ouzbékistan avait arrêté de vendre du gaz au Tadjikistan, mettant en péril l’industrie tadjike.

Le 7 novembre dernier, Olimjon Rakhimov, le directeur financier de TajikTransGaz, a annoncé à Radio Ozodi que le prix proposé par l’Ouzbékistan de 150 dollars par millier de mètres cube de gaz d’ici la fin du mois était actuellement à l’étude. L’Ouzbékistan et le Tadjikistan cherchent à parvenir à un accord et à la signature éventuelle d’un contrat en décembre prochain.

Le lendemain, le média ouzbek Podrobno.uz, a rapporté les propos du directeur de la stratégie de la compagnie énergétique nationale ouzbèke Uzbekenergo, Esso Sadullaev, lors du conseil sur l’électroénergie de la Communauté des États indépendants (CEI). Ce dernier a alors déclaré que l’Ouzbékistan était prêt à faire transiter de l’électricité entre le Turkménistan et les autres pays de la région. Les deux lignes de 220 kilovolts (kV) et 500 kV reliant le Turkménistan et le Tadjikistan sur le territoire ouzbek avaient d’ores et déjà été remises en état et étaient en passe d’être connectées avec le Tadjikistan.

Tadjikistan et Ouzbékistan : des avancées concrètes dans une relation compiquée

Depuis le 11 avril 2017 et le rétablissement d’une liaison aérienne entre les deux capitales du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan, peu d’avancées concrètes dans les relations bilatérales ont été réalisées, malgré la continuité des visites diplomatiques.

Ces nouveaux signaux, clairs, dans le domaine énergétique constituent une avancée importante pour les deux pays qui, sous le règne de l’ancien président ouzbek, Islam Karimov, décédé en septembre 2016, étaient en froid.

En effet, une visite du président ouzbek, Chavkat Mirzioïev, se fait toujours attendre à Douchanbé, alors qu’il s’est déjà rendu à plusieurs reprises au Turkménistan ainsi que dans les autres pays de la région.

Lire aussi sur Novastan : Chavkat Mirzioïev n’est pas pressé de se rendre au Tadjikistan

Ces annonces constituent en quelque sorte la préparation de cette visite présidentielle. Elles montrent aussi que se dessine en Asie centrale une zone qui réintègre le système énergétique régional construit à l’époque soviétique.

Cependant, l’épineuse question de la construction du barrage de Rogun, à laquelle l’Ouzbékistan s’est vivement opposé depuis les indépendances, ne semble pas réglée, malgré les déclarations des autorités à Tachent se disant prêtes à participer aux projets de barrages en avril 2017 par le ministre des Affaires étrangères ouzbek, Abdulaziz Kamilov. Mais ce dernier avait également prévenu qu’il anticipait là sur les questions liées aux partages des eaux, « un travail difficile, mais que, sur fond de progrès sur d’autres questions, on peut espérer qu’ici aussi il y aura des changements dans la bonne direction. »

La rédaction

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Le barrage de Guissakar en Ouzbékistan
Wikipedia
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