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L’Ouzbékistan se dit prêt à coopérer avec l’ONU sur les droits de l’Homme

Lors d’une visite officielle en Ouzbékistan du 10 au 12 mai dernier, le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme a insisté sur la coopération entre l’ONU et le gouvernement. Une première dans un Etat vivement critiqué pour ses atteintes aux libertés fondamentales.

Le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme Zeid Ra’ad Al Hussein s’est rendu pour la première fois en Ouzbékistan du 10 au 12 mai afin de discuter de la coopération entre le gouvernement ouzbek et le Haut-Commissariat et de ses futurs développements. Il a en outre rencontré une soixantaine de représentants de la société civile.

Le haut-commissaire s’est réjoui des récentes avancées de l’Ouzbékistan dans le domaine des droits de l’Homme tout en appelant à davantage de coopération avec les institutions internationales pour relever les « problèmes et défis » auxquels le pays fait face en la matière.

L’Ouzbékistan sur la voie des droits de l’Homme ?

Comme le rapporte la radio des Nations Unies, suite à ses entretiens avec des représentants des pouvoirs exécutif et législatif ouzbeks, notamment le président Chavkat Mirzioïev et le ministre des Affaires étrangères Abdoulaziz Kamilov, Zeird Ra’ad Al Hussein a salué « les progrès graduels en matière de droits de l’Homme » en l’Ouzbékistan, notamment la fin du travail des enfants dans les champs de coton et de nouvelles lois visant à renforcer l’indépendance du système judiciaire.

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Zeird Ra’ad Al Hussein a également souligné que les droits de l’Homme sont une des cinq priorités de la Stratégie d’action 2017-2021 de l’Ouzbékistan, un document qui définit les objectifs du pays pour, entre autres, réformer la justice, garantir l’état de Droit, améliorer l’administration publique et assurer la sécurité. Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs déclaré que cette stratégie renforçait la construction d’un « Etat démocratique et d’une société civile forte ».

Le haut-commissaire espère aussi voir apparaitre une société civile « forte, vibrante et dynamique » libre de critiquer et exposer les faiblesses du pays sans crainte de représailles.

De nombreux « problèmes et défis » à résoudre

L’Ouzbékistan a beaucoup à faire dans le domaine des droits de l’Homme. Zeird Ra’ad Al Hussein n’est pas sans l’ignorer : il a pointé du doigt les « problèmes et défis » de l’Ouzbékistan, réclamant par exemple la libération de prisonniers politiques le plus rapidement possible.

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Il s’est néanmoins montré optimiste, déclarant qu’ « il y a également eu une déclaration d’intention selon laquelle la réponse à ces problèmes et à ces défis doit être mise en avant dans les lois et les normes internationales en matière de droits de l’Homme et qu’il existe des moyens d’y parvenir ».

La situation des droits de l’Homme en Ouzbékistan demeure préoccupante. Amnesty International y a dénoncé l’utilisation de la torture, le travail forcé, les entraves à la liberté d’expression et d’association et les violences à l’égard des défenseurs des droits de l’Homme.

Valentine Baldassari
Rédactrice en chef adjointe de Novastan

Zeid Ra’ad Al Hussein, le haut-commissaire aux droits de l’Homme à l’ONU, a jugé que l’Ouzbékistan était sur la bonne voie.
gov.uz
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