Uranium Ouzbékistan Orano Co-entreprise

Orano poursuit ses efforts pour extraire de l’uranium en Ouzbékistan

La multinationale française (ex-Areva) continue les discussions avec le gouvernement ouzbek pour créer une co-entreprise dans le pays capable d’extraire de l’uranium. Les prospections sont encore en cours. 

La co-entreprise entre Orano (ex-Areva) et les autorités ouzbèkes avance. Le 18 juin dernier, plusieurs médias ouzbeks dont Kun.uz et Gazeta.uz rapportent un projet de décret présidentiel entre Orano Mines, la filiale de la multinationale française, et Goskom Geology, l’entreprise publique ouzbèke en charge de l’extraction minière. Objectif : prospecter puis extraire de l’uranium dans la région de Navoï, dans le nord du pays.

« Les équipes techniques des deux sociétés poursuivent les opérations de vérification préalable pour des gisements uranifères potentiels localisés sur le territoire ouzbek » a affirmé Orano, contacté par Novastan. L’entreprise française ne confirme pour l’heure aucun accord formel avec Goskom Geology, contrairement à ce qu’affirme Kun.uz.

Annoncé en août 2018, le projet de co-entreprise a connu une accélération à la suite de la visite du président ouzbek Chavkat Mirzioïev en France en octobre dernier. Comme le précise Gazeta.uz, les deux parties cherchent à extraire de l’uranium de type « Sandstone », soit de l’uranium issu d’un type de roche particulier, notamment présent au Kazakhstan voisin.

La fin des négociations fixée au 1er août

Selon Kun.uz, la co-entreprise sera dotée d’un capital de 34,5 millions de dollars (30,8 millions d’euros), dont 51% pour Orano et 49% pour Goskom Geology. Une précision non-confirmée par Orano. « Il est trop tôt pour aller dans ce niveau de détail alors que les négociations sont toujours en cours », affirme la multinationale à Novastan. Ces négociations devraient aboutir d’ici au 1er août prochain, la date limite fixée par les autorités ouzbèkes.

Contrairement au Kazakhstan, premier producteur mondial d’uranium, l’exploitation d’uranium n’a jamais été une priorité en Ouzbékistan. Selon les dernières données disponibles rapportées par Gazeta.uz, Tachkent produisait 2,27 milliers de tonnes d’uranium en 2007. Une production entièrement tournée vers l’exportation. Aujourd’hui, cela pourrait changer, avec la construction d’une centrale nucléaire dans cette même région de Navoï. Financée en grande partie par la Russie, cette centrale devrait être terminée en 2028. Un surplus de production en Ouzbékistan serait donc bienvenu.

Etienne Combier
Rédacteur en chef de Novastan

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Orano est encore en discussion avec les autorités ouzbèkes pour la création d’une co-entreprise dans l’extraction d’uranium (photo d’illustration).
Alberto Otero Garcia
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