Ouzbékistan maire Tachkent interview

Ouzbékistan : le blues du businessman devenu maire de Tachkent

Le maire de Tachkent Djakhongir Artykkhodjaïev a donné une longue interview pour fêter sa première année à son poste de la plus grande ville d’Asie centrale. A 43 ans et avec un passé de businessman, Djakhongir Artykkhodjaïev estime qu’il « ne peut pas dire qu’il est heureux de son travail ».

Le maire de Tachkent Djakhongir Artykkhodjaïev a fait le bilan de sa première année au Hokimyat de la capitale ouzbèke dans une interview au projet Alter Ego le 13 mai dernier. Ce média réalise des interviews publiées sur YouTube de personnalité ouzbèke dans un format long (une heure environ) et très ouvert. C’est une grande première pour un maire de Tachkent que de se faire interviewer de cette façon.

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Pour autant, cette ouverture colle avec l’image de Djakhongir Artykkhodjaïev. De fait, ce dernier est la tête de gondole des nouveaux hauts-fonctionnaires poussés par le président ouzbek, Chavkat Mirzioïev, depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Cette interview donne un aperçu en longueur de l’état d’esprit de cette nouvelle génération au pouvoir en Ouzbékistan.

La mairie de Tachkent, une grande entreprise comme les autres

Multipliant les « punchlines », le fondateur du puissant groupe de sociétés Akfa assure ne pas avoir cherché à devenir maire. « C’est difficile de passer d’entrepreneur à politicien », estime Djakhongir Artykkhodjaïev. Une phrase à mettre en parallèle avec le fait qu’il ne serait payé que 300 dollars par mois, a-t-il annoncé ces derniers jours. Pour autant, le maire affirme que cette somme « lui suffit ». Pour Djakhongir Artykkhodjaïev, il « ne peut pas dire qu’il est heureux de son travail ».

Il a également reconnu avoir fait une erreur avec les problèmes de destruction de maisons à Tachkent, car il a voulu aller trop vite pour remplir les buts donnés par le président de réformer le pays et la capitale. Selon lui, « les gens n’étaient pas prêts », car « habitués pendant 27 ans à vivre tranquillement ».

A la question « Comment monter un business qui réussit en Ouzbékistan », le businessman répond : « il faut construire une famille ». Et d’ajouter : « mes collègues sont ma famille, ils sont tout pour moi ». Djakhongir Artykkhodjaïev a également affirmé que « diriger la mairie [de Tachkent, ndlr] c’est comme diriger une grande entreprise », « rien ne diffère entre diriger une compagnie et diriger la mairie ».

Le maire de Tachkent a également une définition particulière du patriotisme qu’il lie à l’amour du président : « Le patriotisme, c’est aimer le peuple, la famille, l’État et le président. »

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Le maire de Tachkent, Djakhongir Artykkhodjaev, a fait le bilan de sa première année au Hokimyat de la capitale ouzbèke dans une interview au projet Alter Ego.
Alter Ego Youtube
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