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Ouzbékistan : un projet photographique pour valoriser la diversité religieuse

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Le projet « Tabula Rasa » met en scène un enfant dans divers lieux de culte en Ouzbékistan. L’objectif : montrer que le pays est multi-ethnique, multi-confessionnel et inciter à la tolérance.

L’Ouzbékistan est un pays laïc dont la population est majoritairement musulmane de rite sunnite (à près de 94%). Les minorités religieuses y sont pourtant nombreuses, des bouddhistes aux orthodoxes russes en  passant par la religion juive et l’hindouisme, il n’est pas rare d’y tomber sur des églises ou des temples.

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Kourchid Zafari, originaire d’Ouzbékistan a mené un projet photographique intitulé « Tabula Rasa », table rase. Le projet s’intéresse met en scène son fils découvrant les différents lieux de cultes de la plupart des religions présentes dans son pays, pour montrer que c’est en apprenant des cultes des autres que l’on peut créer chez l’individu la tolérance.

L’enfant, « une feuille blanche »

«La conscience d’un nouveau-né est comme une feuille blanche. Au fur et à mesure que vous grandissez à par « l’éducation », sur cette feuille apparaissent, des limites, des formes et des règles. Plus tard, à l’âge adulte, l’individu ne sait même plus comment dépasser ces limites dessinées en lui », décrit Kourchid Zafari, qui vit à Tachkent, la capitale du pays.

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« L’enfant est comme une page blanche non délimité, sans aucun préjugé, il accepte les enseignements, les traditions comme les rites religieux. Pour lui, il n’y a pas de religions hostiles, il est également intéressé (ou bien plutôt indifférent) à tout », affirme le photographe amateur.

« L’humanité est entrée dans l’intolérance »

« Malgré le fait que l’humanité est entrée dans l’intolérance du XXIe siècle, avec ces mauvais traitements infligés à ceux qui ne partage pas sa foi ou son ethnie, que l’ont peut observer quotidiennement aujourd’hui. De nos jours il y a encore tant de guerres brutales et de meurtres pour des raisons religieuses. Malheureusement, l’éradication de ces vices est impossible si les adultes continuent de restreindre l’esprit des enfants.

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Les photos ci-dessous reflètent le voyage et la familiarisation d’une nouvelle personne, un enfant, avec les différentes religions présentes en Ouzbékistan », conclut Kourchid Zafari, pour qui la photo n’est ici qu’un hobby pour raconter une histoire plus large.

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Kourchid Zafari

Traduit du russe et édité par la rédaction

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La grande mosquée de Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan.
Kourchid Zafari
Le temple bouddhiste de Tachkent.
Kourchid Zafari
La synagogue de Boukhara, dans l’ouest du pays.
Kourchid Zafari
Le temple de Krishna à Tachkent.
Kourchid Zafari
L’église arménienne de Samarcande, dans le centre du pays.
L’église catholique de Samarcande.
Kourchid Zafari
Le centre Bahaï (bahaïsme) de Tachkent.
Kourchid Zafari
L’église orthodoxe russe de Tachkent.
Kourchid Zafari
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