Mosquée Tadjikistan Campagne

1938 mosquées déclarées illégales et fermées au Tadjikistan

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Les mosquées ont été converties en centres culturels, centres médicaux, jardins d’enfants, ou maisons de thé.

Novastan reprend et traduit un article originellement publié par Asia-Plus.

Le 5 février dernier, près de 1950 mosquées ont été fermées au Tadjikistan après avoir été considérées comme illégales par le gouvernement tadjik. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse du président de la Commission des affaires religieuses, Sulaimon Davlatzoda. Parmi elles, on compte notamment 45 mosquées dans la ville d’Isfara, dans le nord du pays. Ces mosquées ont été fermées dès le 25 janvier, rapporte Asia-Plus.

Selon lui, les mosquées sont fermées en raison de l’absence de documents de propriété, et certaines n’étaient pas enregistrées en tant qu’organisation religieuse.

Un manque officiel de documents

 « Les gens voulaient construire une mosquée, quelqu’un a donné ses propres terres, et les documents de propriété n’ont pas été fait. Alors qu’il faut avant tout faire les documents et le titre de propriété avant de construire une mosquée, ou n’importe quel autre bâtiment », a expliqué Sulaimon Davlatzoda.

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« Des habitants ont d’abord construit et organisé un endroit pour les prières et ont oublié de s’occuper des documentations légales. Par conséquent, ces endroits ne sont pas considérés comme des mosquées. Nous leur avons donné le temps de formaliser les documents. Cependant, ils ne l’ont pas fait, et donc ces bâtiments ont été restitués aux anciens propriétaires ou à l’Etat et transformés en différentes institutions sociales », a affirmé le président de la Commission des affaires religieuses.

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Selon lui, en ce moment 231 mosquées ont encore le temps de rédiger tous les documents nécessaires avant fermeture. Sur l’ensemble du territoire tadjik, 3 973 institutions religieuses étaient enregistrées dans le pays dont 3 906 mosquées.

Les étudiants islamiques à l’étranger sur le retour

Toujours lors d’une conférence de presse, il a été noté qu’au cours de l’année écoulée, 3 694 citoyens tadjiks ont reçu une éducation religieuse illégale en dehors de la République. Autrement dit, ils sont partis pour recevoir une éducation religieuse sans la permission du ministère de l’Education du pays.

Parmi ceux-ci, 3 077 sont retournés au Tadjikistan, de ceux-là 88 sont repartis pour continuer leur éducation religieuse à l’étranger. À l’heure actuelle, 405 citoyens tadjiks reçoivent une éducation religieuse illégale dans des pays comme l’Arabie saoudite, l’Iran et le Pakistan.

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En 2010, les étudiants tadjiks des écoles religieuses à l’étranger sont revenus en grand nombre suite à la déclaration du président Emomalii Rahmon que de nombreux centres islamiques à l’étranger avaient une approche extrémiste.

Traduit du russe par la rédaction

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Une mosquée de campagne au Tadjikistan.
Brian Harrington Spier
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