90% du Tadjikistan plongé dans le noir pendant 3 heures

Les autorités pointent vers une panne, mais rien n’est encore clair à ce stade.

Vendredi 28 octobre vers 20h, 90% du territoire du Tadjikistan a été plongé dans le noir pendant plus de 3 heures par ce qui semble être une panne électrique encore non expliquée.

Alors qu’à partir du 1er novembre prochain le prix de l’électricité augmentera de plus de 16% pour la population tadjike, cette panne massive montre la fragilité du système électrique du pays. Selon un rapport de la Banque asiatique de développement, quelques 74% des infrastructures de production d’électricité du pays ont plus de 35 ans et n’ont jamais été rénovées.

Des coupures de courant fréquentes

L’origine encore inconnue de la panne laisse penser à un problème sur des lignes de transmission. Certains medias comme le service tadjik du média russe Sputnik ont cependant suggéré que la coupure géante aurait pu être le résultat du coupement de la rivière Vakhch (où se situe l’essentiel de la production électrique tadjike) qui a eu lieu samedi 29 octobre – le lendemain de la coupure géante.

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Cette coupure d’électricité a touché l’ensemble du territoire tadjik à l’exception de la région montagneuse du Gorno-Badakhchan, qui possède son propre système de production et de transmission électrique. La capitale Douchanbé comme les autres villes du pays ont été plongées dans le noir, mais cela n’est pas une première dans un pays où les coupures d’électricités jusque dans la capitale sont fréquentes durant les hivers.

Les Tadjiks, habitués, n’ont pas paniqué

En effet le pays ne génère pas suffisamment d’électricité durant les mois d’hiver, car il dépend à 95% de la production hydroélectrique, elle-même dépendante du niveau des réservoirs – plus bas en hiver lorsque les glaces ne fondent pas en montagne.

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Ainsi, durant cette coupure géante, il n’y a eu à déclarer aucune situation d’urgence particulière puisque les hôpitaux ont mis en marche leurs générateurs indépendants, comme l’a explique le vice-ministre de la santé au média tadjik indépendant Asia Plus. Le réseaux internet et téléphone ont également continué de fonctionner, les antennes relais ayant également leurs propres générateurs indépendants.

La Rédaction

 

 

Un pilône électrique reliant un petit générateur à un village proche de Douchanbé.
UNDP
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