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Près de 13 000 enfants seraient sans nationalité au Tadjikistan

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, seulement 96,7 % des naissances sont enregistrées au Tadjikistan. Conséquence : plus de 13 000 enfants du pays sont menacés d’apatridie en raison de l’absence d’enregistrement de leur naissance.

Novastan reprend et traduit ici un article publié le 6 septembre 2019 par le média tadjik Asia-Plus.

Lors d’une conférence organisée le 5 septembre dernier dans la capitale kazakhe Nur-Sultan, les représentants des pays d’Asie centrale ont débattu de l’évolution des processus d’enregistrement des nouveau-nés et de la prévention de cas d’enfants apatrides. L’évènement a été organisé par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en partenariat avec l’UNICEF et l’ONU, selon le média kazakh Informburo.

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« Bien que le taux d’enregistrement des naissances en Asie centrale soit relativement élevé – 100 % pour le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan, 98,6 % pour le Kirghizstan et 96,7 % pour le Tadjikistan –, l’absence d’immatriculation persiste dans certains endroits de la région », a déclaré Carol Batchelor, conseillère du HCR sur ce sujet. Malgré les 100 % kazakhs, Informburo estime qu’il y aurait aussi des milliers d’enfants apatrides au Kazakhstan.

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Au cours de la période 2014-2018, les organisations partenaires du HCR ont identifié au Tadjikistan 13 500 enfants dont la naissance n’a pas été enregistrée et qui risquent de se retrouver apatrides.

Une question à l’échelle mondiale

Selon le HCR, plus de 10 millions de personnes dans le monde n’ont pas de nationalité à l’heure actuelle, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas considérées comme citoyens par la loi d’un État.

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Carol Batchelor souligne que cette situation se produit dans le cas d’enfants nés de parents migrants sans papiers, ainsi que de personnes dont la nationalité est indéterminée. « On suppose que le nombre réel d’enfants non enregistrés à la naissance est sous-estimé, car ils ne le sont pas en raison de certaines dispositions de la législation nationale », estime la spécialiste. « Les lacunes cette législation peuvent conduire à des situations où l’existence même d’enfants nés sur le territoire de ces pays restera ignorée et où, par conséquent, ceux-ci ne pourront pas exercer leur droit à la citoyenneté ou tout autre droit humain fondamental tant que le statut juridique de leurs parents n’aura pas été réglé », a ajouté Carol Batchelor.

Traduit du russe par Baptiste Longère

Édité par Aline Simonneau

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Plus de 13 000 enfants seraient apatrides au Tadjikistan.
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