Tadjikistan Extrémisme Justice Société Retour Tadjiks

Quatre citoyens tadjiks, recherchés pour extrémisme, sont rentrés au Tadjikistan

Recherchés par les forces spéciales tadjikes, les quatre hommes ont reconnu leurs torts et ont pu regagner leur famille.

Novastan reprend et traduit ici un article initialement publié par Asia-Plus.

Selon le service de presse du ministère de l’Intérieur du Tadjikistan, trois habitants de Douchanbé, la capitale du pays, et un habitant du district de Rudaki, dans le sud-ouest, se sont repentis et ont regagné leur pays à la fin du mois de septembre 2018. Ils étaient recherchés par les forces spéciales tadjikes pour extrémisme et participation à des conflits à l’étranger.

Ces personnes recherchées « sont rentrées au pays après avoir échangé avec leurs proches sur les lois nationales permettant aux repentis recherchés pour des crimes similaires et regagnant volontairement leur pays d’être amnistiés et exemptés de poursuites pénales », a précisé le service de presse. Ces quatre citoyens ont été relâchés et ont retrouvé leur famille et amis après un entretien au sein des organes du ministère des Affaires intérieures.

Novastan est le seul site en français et en allemand sur l'Asie centrale. Entièrement associatif, il fonctionne grâce à votre participation. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez nous soutenir à partir de 2 euros par mois, ou en devenant membre par ici.

Des trentenaires, pères de famille

Parmi eux se trouve Rakhmatoullo Rakhmatov, 36 ans, père de cinq enfants. Il a été inscrit sur la liste des individus recherchés en janvier 2016 pour création d’une organisation extrémiste. On y trouve également Ahliddin Karimaov, 31 ans, père de quatre enfants. Depuis janvier 2016, il était recherché pour recrutement de concitoyens dans les rangs d’organisations terroristes combattant en dehors du Tadjikistan ainsi que pour la création d’une organisation extrémiste.

Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire en cliquant ici.

Ismatoullo Saodatov, âgé de 33 ans était lui aussi recherché depuis août 2016 pour des crimes similaires, tout comme Odin Amirkhoudoïev, 31 ans, recherché pour création d’une organisation extrémiste.

Une loi déjà utilisée pour gracier des combattants de l’Etat islamique

Selon la loi tadjike, ceux qui reconnaissent leur culpabilité, se repentent sincèrement, se rendent volontairement aux autorités et prouvent qu’ils ont emprunté un chemin frauduleux au sein de groupes extrémistes, peuvent être exemptés de responsabilité pénale. Une disposition qui avait notamment permis aux autorités tadjikes de gracier 111 combattants de l’Etat islamique en février 2018.

Lire aussi sur Novastan : Le Tadjikistan gracie plus de 100 combattants djihadistes rentrés au pays

Les pardons de ces 4 citoyens revêtent cependant une importance différente, car ils interviennent après l’attaque de 9 cyclotouristes occidentaux en juillet dernier. Cette attaque, revendiquée par l’Etat islamique, avait coûté la vie à 4 d’entre eux. Un attentat qui a notamment mené à la création d’une police touristique ainsi qu’à la chasse des terroristes présumés. Un des 5 rescapés de la contre-attaque policière a été condamné à perpétuité.

Traduit du russe par Maud Sampo-du Cray

Edité par Etienne Combier

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à nous suivre sur Twitter, Facebook, Telegram, Linkedin ou Instagram ! Vous pouvez également vous inscrire pour recevoir notre newsletter hebdomadaire ou nous soutenir en devenant membre de la communauté Novastan.

4 Tadjiks sont rentrés au pays après avoir été suspectés d’extrémisme.
Asia-Plus
Partager avec
Aucun commentaire

Ecrire un commentaire

Captcha *