Turkménistan Achgabat Statue or Berdimoukhamedov

Achgabat, portrait de l’une des cités les plus fermées au monde

Achgabat, la capitale du Turkménistan, est l’une des cités les moins accessibles au monde. A l’instar d’Astana, au Kazakhstan voisin, son architecture se distingue par une fantaisie et une originalité sans égales, reflet de l’autoritarisme du régime au pouvoir depuis 25 ans.

Lire aussi sur Novastan.org : Astana, capitale des travailleurs et des 4×4

Achgabat, ce sont de grands boulevards sans piétons, car la voiture, symbole de la réussite économique, y est reine. Les grandes places, pavées de marbre blanc, se concentrent autour de la statue du président ou des symboles nationaux. Son architecture futuriste a remplacé les anciens bâtiments soviétiques, réduits à néant. Achgabat est un mirage à peine croyable où les fontaines jaillissent au milieu d’un des déserts les plus arides au monde. Novastan vous y emmène à travers ses avenues, ses monuments et ses habitants.

Lire aussi sur Novastan,org : Le Turkménistan soviétique

Nous publions ces photos avec l'aimable autorisation de leurs auteurs : Amos Chapple  et Pavel Nemtchinov.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

De grands immeubles blancs s’allongeant le long de larges avenues ; des places et des squares de marbre blanc ponctués de statuts dorées à la gloire des symboles de la nation turkmène et, surtout, des deux présidents depuis l’indépendance : voilà, dans les grandes lignes, à quoi ressemble Achgabat.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Achgabat est une enclave au sein du Turkménistan parcourue de berlines allemandes circulant sur de grandes avenues rectilignes. La ville détient le record mondial de surface marbrée : plus de 4 millions de mètres carrés de place, avenues et square de la capitale turkmène en sont recouverts.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Une grande place déserte, vaste surface marmoréenne, est décorée de fontaines surmontées de statues dorées – comme celle-ci à l’effigie du premier président du Turkménistan, Saparmourat Niazov. Bien qu’étant au beau milieu d’un désert, Achgabat est couverte par plus de 14 hectares de fontaines. Un record.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Une autre place sous la chaleur écrasante de l’été au milieu du désert du Karakoum, au bord duquel se situe la capitale turkmène. Les chevaux sont représentés partout dans la capitale, la race nationale des Akhal-Téké étant le symbole national du Turkménistan et la fierté des présidents.

Lire aussi sur Novastan : Turkménistan : le président devient éleveur officiel de chevaux turkmènes

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Partout dans la ville, des écrans et des affiches représentent le président Berdimouhamedov, comme ici au bord d’un rond point qui sert de thermomètre géant.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Le centre culturel « Alema » comporte la plus grande roue intérieure au monde (selon le Guinness Book des records). Sa construction aurait couté quelques 90 millions de dollars.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Le centre officiel pour les mariages, avec pour forme les motifs géométriques des fameux tapis turkmènes.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

L’entrée du monument dédié à la Constitution turkmène est gardé par des soldats sous guérites, comme l’ensemble des monuments de la ville. De nombreux soldats sont postés dans le centre-ville.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Achgabat est le centre administratif du Turkménistan depuis l’époque de la colonisation russe, puis la capitale de la République Socialiste Soviétique Turkmène. La frénésie constructrice de l’indépendance n’a pas laissé grand chose de la ville soviétique, quelques restes, comme ce bas-relief représentant une femme turkmène au détour d’une rue, sont encore visibles.  Leur existence semble menacée alors que les destructions s'accélèrent pour laisser place à de nouvelles constructions, notamment dans le cadre des prochains jeux asiatiques en salle que la ville accueillera en 2017.

Turkménistan Achgabat avenues parcs statue or marbre

Quelques immeubles soviétiques dévoilent, coté cours, un autre visage de la capitale turkmène avec sa forêt de parabole permettant de recevoir des chaines étrangères (russes principalement). Les autorités ne cessent de combattre cette source alternative d’information.

Lire aussi sur Novastan : Le Turkménistan se dote d’un satellite

Turkménistan Achgabat télévision désert

Aux abords d’Achgabat, les montagnes du Kopet-Dag, qui séparent le pays de l’Iran voisin, offrent un paysage lunaire dont l’impression de scène de science-fiction est accentuée par les monuments semblables à des fusées. Au premier plan, les 185 mètres de haut du monument dédié à la Constitution turkmène. En arrière plan, la tour de la radio-télévision nationale.

Turkménistan Achgabat chemin santé autocratie

Un « chemin de santé » aux abords de la capitale. L’ancien président Niazov obligeait ses ministres et « sa » population à remonter ces « chemins » de 36km au moins une fois par an. Des « chemins santé » similaires se trouvent dans les principales villes turkmènes. Le président actuel, ancien ministre de la santé de Niazov, et premier sportif du pays, a poursuivi cette tradition, faisant lui aussi la marche une fois par an, à la différence de son prédécesseur qui, lui, s’y rendait en hélicoptère en admirant l’effort de autres.

Lire aussi sur Novastan.org : Tous à vélo au Turkménistan

Turkménistan Achgabat pauvreté

Un village (« aul », en Turkmène) sur le chemin de la mer Caspienne depuis Achgabat contraste avec le marbre et les avenues rectilignes de la capitale.

Turkménistan Achgabat culte personnalité président Berdimuhamedov

Sur la route d’Achgabat depuis l’aéroport, dans un taxi avec le portrait du président Berdimouhamedov.

Turkménistan Achgabat Berdimuhamedov Gazprom

Le portrait du président est omniprésent jusque dans des rencontres économiques où chaque stand doit afficher le visage de Berdimouhamedov, comme ici le stand du service de parabole du géant russe Gazprom.

Turkménistan Achgabat désert poussière chaleur
Les grandes avenues d’Achgabat sont entretenues en permanence par une armée de balayeurs, principalement des femmes, qui pour se protéger du soleil et de la poussière ambiante se cachent le visage comme elles le peuvent.

Turkménistan Achgabat avenues parcs ballayeur
Une autre balayeuse près d’un petit square au centre d’Achgabat

Turkménistan Achgabat avenues parcs vendeuse

Près du bazar russe, des vieilles femmes vendent des objets traditionnels turkmènes : chapeaux takhia, bracelets, chaussettes tricotées… De quoi gagner quelques manats pour survivre. Les retraites, malgré la richesse du pays, sont très faibles.

Lire aussi sur Novastan : La takhia et le nationalisme turkmène

Turkménistan Achgabat parc vieille femme journal
Une vieille dame lit les journaux sur un banc.

La rédaction

Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous à notre newsletter !

Turkménistan Achgabat Statue or Berdimoukhamedov
Amos Chapple
Partager avec
Aucun commentaire

Ecrire un commentaire

Captcha *